1. S’excuser quand c’est une nécessité
S’excuser est parfois crucial. En effet, de nombreux conflits individuels ou collectifs sont liés à des problèmes d’ordre émotionnel davantage qu’à des sujets de fond. Des personnes qui se sont senties humiliées, agressées ou négligées peuvent en nourrir un ressentiment qui rend impossible toute discussion constructive. Il suffit alors parfois d’un mot d’excuse pour rétablir le dialogue.
2. On peut s’excuser avec autorité
Il faut regarder la / les personnes dans les yeux, parler avec une voix ferme, laisser un silence. Autrement dit, éviter de bredouiller, de multiplier les tentatives d’explication, de donner l’impression d’être gêné. En effet, dans la plupart des cultures occidentales, s’excuser avec assurance est perçu comme un signe positif d’autorité et non un aveu de faiblesse. Attention, ce n’est pas forcément vrai dans toutes les cultures.
3. Il faut s’excuser avec sincérité
La démarche d’excuse doit être perçue comme sincère et sans ambiguïté. Attention à ne pas l’entourer de justifications, à ne pas se chercher d’excuses ou rejeter la faute sur les autres. Exemple de DSK expliquant qu’il n’a au fond rien fait de ce qu’on pense, brandissant le rapport du procureur, accusant Nafissatou Diallo de vouloir de l’argent, évoquant un possible complot : il a donné l’impression que ses excuses étaient un exercice de com et son image s’est encore dégradée dans l’opinion.
Par Etienne Gless pour LEntreprise.com




