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Préparatifs des fêtes de fin d’année au Burkina Faso : le panier de la ménagère à moitié vide ou plein ?

L’année 2011 a été marquée par de nombreuses crises économiques, politiques et sociales. Au Burkina Faso, principalement dans la capitale Ouagadougou, c’est avec beaucoup de calculs que les habitants de la cité préparent cette fin d’année qu’ils considèrent pour la plupart comme celle qui aura le plus bouleversé l’épargne publique et privée. C’est encore une « énième » obligation de fêter qui s’annonce à grands pas pour le consommateur burkinabè. « C’est à peine si j’ai envie de préparer ces fêtes, tellement 2011 a bouleversé tous mes projets (…) » nous relate madame Tiendrebeogo Adèle, une habituée du marché de NABIG YAAR.

Le casse-tête des préparatifs de ces fêtes vient compliquer les perspectives et tous les plans élaborés par les ménages burkinabè depuis le précédent jour de l’an 2011. Pour l’heure, c’est la difficile équation du prélèvement rationnel sur l’épargne familiale qui s’impose. Et cela pour pouvoir un temps soit peu, donner un peu de gaieté aux enfants pour la Noël mais aussi, de pouvoir partager un repas fraternel avec des frères, sœurs et amis dans une ambiance conviviale. L’organisation de tels évènements sont d’un très grand coût pour le panier de la ménagère. Pour cerner cette réalité et donner un aperçu sur la variation des prix des denrées de grande consommation, nous avons le tour des certains marchés et « yaar » de la ville de Ouagadougou.

De la volaille de plus en chère

Dans ces périodes de fêtes, la volaille demeure la viande la plus consommée. Dans les yaar de Dassasgho, Wemtenga, Zone1 et du secteur 14, la volaille se négocie entre 2000 et 2250 fcfa. Les prix varient selon la taille du coq et les poules sont les plus coûteuses. C’est au marché de Zogona que nous avons constaté les prix les plus élevés. Ils varient entre 2500 et 3750 fcfa ; la pintade est proposée à 2500 fcfa minimum.

Certains consommateurs préfèrent faire quelques kilomètres vers la périphérie de Ouagadougou pour espérer négocier la volaille entre 1750 et 2000 fcfa auprès des marchands venus des villages environnants.

Une grande spéculation autour des prix des bovins et caprins

Comme à l’approche des fêtes, c’est aux premiers clients que reviennent les meilleurs prix. Pour Tasré Zoungrana, marchand de bétail à Tanghin, « il serait mieux pour ceux qui préparent les fêtes, d’acheter dès maintenant une bête sinon d’ici la semaine prochaine les prix vont augmenter ». Si un bélier de taille moyenne se négocie entre 15.000 et 20.000 fcfa, dans une semaine le même bélier pourrait couter plus de 25000f soit près du double du prix initialement prévu avant les fêtes.
Il est à relever qu’une telle surenchère s’appliquerait à tout le marché du bétail proportionnellement à la taille et à la masse de chair présentée par la bête. Une situation qui semble plus inquiétante tant et si bien qu’aujourd’hui les marchands de bétail considèrent tout simplement que le consommateur est bel et bien obligé de consommer.
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Les prix des légumes relativement abordables

Les légumes restent accessibles en matière de coût dans les différents yaar de quartier et les espaces de grande distribution comme le yaar de Larlé.

Tableau indicatif des prix des légumes sur certains marchés de la ville de Ouagadougou



Document sans nom

HARICOT VERT

400 fcfa/Kg

Marché de Dassasgho

POMME DE TERRE

400 / 500 fcfa

Nabig-Yaar

OIGNON

1500-1750 fcfa /Kg

Marché de Zogona

TOMATE

600fr-700 fcfa /Kg

14 Yaar

HUILE DINOR

1250 fcfa /Litre

Marchés et Alimentations

CAROTTE

500fr-600 fcfa/Kg

Marché de Dassasgho

CONCOMBRE

500fr-600 fcfa /Kg

Marché de Zogona


Loin d’être un simple constat, la hausse des prix des denrées de grande consommation est devenue un fait divers pour le consommateur et un état d’esprit pour le vendeur. Il devient de plus en plus normal pour les marchands d’augmenter les prix selon les circonstances et de plus en plus difficile pour le consommateur de pourvoir à ses besoins, les biens ordinaires s’assimilant en biens de luxe pour ces périodes de fêtes.
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On pourrait penser que l’économie du pays fonctionne lorsque l’offre satisfait à la demande. Toutefois, la difficile réalité de la satisfaction du consommateur est devenue, en plus de la crise économique, une véritable crise sociale. C’est fort certain que tous croisent les doigts pour que l’an 2012 qui s’annonce lève un peu la chape de vie chère sous laquelle le consommateur burkinabè peine à joindre les deux bouts.

Robert Sawadogo, pour Burkinapmepmi.com

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