Des efforts constants sont faits par le ministère du Commerce et de la promotion de l’entreprise et de l’artisanat pour éviter des pénuries de gaz domestique aux populations burkinabè. C’est ce qu’affirme le ministre Léonce Koné dans cet entretien où il dresse également le bilan de la 12e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (Siao).
Fasozine.com: Comment avez-vous jugulé la pénurie de gaz butane dont les populations burkinabè ont souffert il y a quelques mois ?
Léonce Koné: La pénurie de gaz au Burkina a eu un effet bénéfique dans le sens où elle nous a permis de mesurer notre dépendance par rapport à certains fournisseurs. Nous importons plus de 96% de notre gaz du port de Cotonou (Bénin). A partir de cette crise, nous avons compris que la direction de la Sonabhy (Société nationale burkinabè des hydrocarbures, ndlr) doit diversifier ses sources d’approvisionnement. Ce point a fait l’objet d’un Conseil d’administration extraordinaire de cette société, conseil dont les conclusions seront traitées avec la plus grande attention. En plus d’œuvrer à diversifier nos sources d’approvisionnement, nous étudions aussi la possibilité de créer une aire de stockage du gaz à proximité des frontières du Burkina avec le Bénin.
Quel bilan faites-vous de la 12e édition du Siao qui s’est tenue du 29 octobre au 6 novembre 2010 ?
Je mesure mieux l’ampleur, l’impact et l’importance de la manifestation dans le développement du pays. Je mesure également mieux la place qu’occupe le Siao sur le marché de l’artisanat africain. J’ai pu jauger la très grande popularité du Salon qui a été l’occasion pour les populations burkinabè et des pays voisins d’admirer l’artisanat africain. Je comprends mieux que le Siao est vraiment professionnel en ce sens qu’il a regroupé des exposants et des acheteurs professionnels. Et mon souhait est que nous puissions le rendre encore plus professionnel. Par le biais des acheteurs professionnels, l’artisanat africain s’exporte à travers le monde. Ce qui me fait dire qu’il existe une grande place pour l’artisanat africain sur le marché mondial de l’artisanat. Nous ambitionnons, avec le Siao, de permettre à nos artisans de vendre leurs objets sur le marché occidental.
Jacques Théodore Balima
Source : fasozine.com




