L’atelier de validation de l’ »Etude sur la création d’une structure nationale en charge de la normalisation, de la métrologie et de la promotion de la qualité » a eu lieu le 10 mai 2011 à la Maison de l’entreprise de Ouagadougou. Y ont pris part, les principaux acteurs de la qualité au Burkina Faso avec la participation de la représentante de l’ONUDI au Burkina, de celle du conseiller technique principal du programme qualité UEMOA, institution qui a financé l’étude. La cérémonie d’ouverture a été présidée par Justin Bayili, président du comité national de pilotage du programme Qualité. Le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, ministère de tutelle était représenté à cet atelier par la Direction des Etudes et de la Planification (DEP).
Une quarantaine de participants venant du secteur privé, de l’administration et d’organismes et de services impliqués dans la gestion de la qualité au Burkina ont répondu à l’invitation du comité national de pilotage du programme Qualité pour se pencher sur l’étude pour la création d’une structure nationale en charge de la normalisation, de la métrologie et de la promotion de la qualité au Burkina ». Cette étude a été financée par le Programme qualité UEMOA au profit du Burkina. Elle a été conduite par l’expert Cheikh Kane, recruté par l’ONUDI. L’objectif de l’étude est, sur la base de l’analyse critique de l’existant, de proposer un cadre institutionnel d’une structure de normalisation, de certification, de métrologie et de promotion de la qualité, permettant un fonctionnement efficace à travers une bonne répartition des tâches et des missions. Le président du comité national de pilotage du programme Qualité, Justin Bayili a rappelé les enjeux de la mise en place d’une telle structure « elle s’inscrit totalement dans les orientations actuelles du gouvernement burkinabè et des dispositions de la politique nationale Qualité qui ont établi la nécessité de rationaliser les structures contribuant au développement de notre pays et de mutualiser les ressources ».
Il s’agit, selon lui, de s’adapter aux exigences de plus en plus fortes en matière de qualité tant au niveau local qu’au niveau international, qui conditionnent l’accès au marché. La qualité est devenue un élément de compétitivité. Aussi, les différentes composantes de l’infrastructure nationale de la Qualité devraient permettre selon le président du CNP de « démontrer la conformité des produits et services aux exigences des marchés, et de s’exercer dans un cadre qui offre les meilleures chances de succès ». Des structures comme Fasonorm (organisme national de normalisation) et l’IQM (l’Inspection de la Qualité et de la Métrologie) seront appelées à intégrer cette nouvelle structure. L’étude a fait un certain nombre de propositions quant à la nature et à l’organigramme de la future structure nationale. La tendance est à la création d’une association d’utilité publique et qui permettra de lever plus facilement des fonds à travers le partenariat public-privé. Elle serait moins lourde à créer et à lancer compte tenu de l’urgence. Cette activité a été organisée par la coordination technique nationale du programme Qualité/Uemoa, deuxième phase. Le programme Qualité Uemoa est une composante du programme Qualité Afrique de l’Ouest, il est financé par l’Union européenne et exécuté par l’ONUDI
Les objectifs du Programme Qualité
Le Programme Qualité a pour principal objectif de contribuer à une intégration graduelle de la région ouest- africaine à l’économie mondiale en renforçant l’intégration économique régionale et le commerce. Il permettra d’assurer la conformité aux règles internationales du commerce et aux règlements techniques (OTC, SPS) par le renforcement de la compétitivité des entreprises, l’établissement et/ou le renforcement d’infrastructures nationales et régionales d’appui en matière de qualité et la fourniture de services de normalisation, d’évaluation de la conformité et d’accréditation conformes aux standards internationaux. Les bénéficiaires du Programme sont la Commission de la CEDEAO, la Commission de l’UEMOA, les Etats ouest- africains y compris la Mauritanie, ainsi que les acteurs non gouvernementaux.
Par ATAT
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