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Mine d’or d’Inata : Les machines ne tournent plus depuis le 8 mai

Le Syndicat des travailleurs de la géologie, des mines et des hydrocarbures (SYNTRAGMIH), a animé le mercredi 11 mai 2011 à la Bourse du Travail, une conférence de presse sur la situation de mépris des conditions des travailleurs de la mine d’or d’Inata, exploitée par la Société des mines de Bélahourou (SMB) et de l’arrêt de travail qui y est actuellement observé depuis le dimanche 8 mai 2011.

La mine d’or d’Inata, exploitée par la SMB, est située à 280 km de Ouagadougou dans la province du Soum. Avec plus de 500 employés nationaux et une cinquantaine d’expatriés, la Société des mines de Bélahourou a commencé la production de l’or en décembre 2009 et connaît « une surproduction extraordinaire, à en croire son directeur général Colins Belshaw », a introduit Habib Boro, le secrétaire général du SYNTRAGMIH au sein de la mine. Cette surproduction, de l’avis de M. Boro est due « aux efforts conjugués et à l’ardeur des travailleurs malgré les conditions de vie et de travail calamiteuses ».

Ce sont ces conditions qui ont conduit les employés de la mine à observer cet arrêt de travail le dimanche 8 mai 2011 et la tenue de ce point de presse. En effet, la Société des mines de Bélahourou a décidé de faire dans le non-respect des lois en vigueur dans notre pays.

« Du Code du travail à la Convention collective interprofessionnelle, la société n’a aucun respect pour les lois du pays, allant jusqu’à refuser de répondre aux convocations de la Direction régionale du Travail du Sahel, où les travailleurs sont allés se plaindre », témoigne Habib Boro.

Aussi, continue Boro, après avoir assuré l’hébergement, la restauration et le service de buanderie, la SMB a décidé unilatéralement à un moment donné de mettre fin à ces avantages. Une mesure qui frappe 80% des travailleurs, exclusivement les nationaux.

Il y a aussi les promesses qu’elle a faites aux communautés locales qui ne sont pas tenues. Ce qui a poussé ces dernières à souvent s’activer pour empêcher le travail à la mine, comme cela a été le cas le 25 avril dernier.

C’est, entre autres, ce qui a amené les travailleurs à observer un arrêt de travail la dimanche 8 mai, assorti d’une plateforme revendicative sur la mise en application de la première conditionnalité de l’évaluation, une augmentation salariale de 100%, l’attribution des primes liées au doré, l’hébergement et la restauration appropriés, un traitement équitable des travailleurs, le relèvement de la couverture sanitaire à 100%, etc.

Ces revendications, de l’avis des grévistes, sont raisonnables et constituent un minimum par rapport à la production (14 322 onces en 2010) de la mine et au cours actuel de l’or (1500 dollars l’once).

M. Arnaud Ouédraogo

Lobservateur

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