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Améliorez votre concentration

Certains n’arrivent pas à se concentrer s’ils n’écrivent pas ; d’autres affirment qu’ils n’arrivent pas à se concentrer plus de 10 minutes d’affilée… pour d’autres encore, se concentrer demande un effort colossal. En fait se concentrer suppose d’une part de se relaxer et d’autre part de résister aux influences externes, qu’elles soient kinesthésiques (quelqu’un qui nous touche, ou une mauvaise position), olfactives (une odeur qui dérange ou séduit !)), visuelles (quelqu’un qui bouge devant nous) ou auditives (l’environnement sonore) ou enfin gustatives (je mange quelque chose qui pique et ça m’empêche de me concentrer). Voyons alors comment on peut se concentrer tout en subissant ces agressions ponctuelles.

– Faites de votre corps un allié !

1. Respectez votre biorythme personnel.

Ne cassez pas vos cycles de sommeil. Les cycles de sommeil sont de 90 minutes environ et à l’issue de chaque cycle le sommeil léger ou paradoxal remplace le sommeil profond. Un réveil au milieu d’un cycle provoque une sensation de fatigue. Cette fatigue vous empêche ensuite de vous concentrer. Il faudra commencer par lutter contre elle. Alors pour commencer, étudiez la façon dont vous vous réveillez. A quelle heure et dans quel état ? Si vous vous sentez fatigué, testez le fait d’avancer votre réveil de 10 minutes ? Que se passe-t-il ? Jusqu’à trouver le moment où vous avez l’impression de vous réveiller sans difficulté.

2. Les biorythmes communs

Des études ont montré que le pouvoir de concentration est au plus bas entre 14h00 et 15h30 pour une majeure partie des individus. Traditionnellement, on met ça sur le compte de la digestion. Mais, c’est en fait le moment de baisse de cortisol, dont la production par des glandes surrénales stimule le système nerveux central. En effet, cette production est circadienne au plus bas vers 15h00 pour remonter vers 16h00. C’est donc à partir de cette heure du goûter que vous mémoriserez au mieux et pour longtemps discours, cours, notes…. La concentration sera à son maximum entre 16h00 et 19h00, c’est la tranche horaire pendant laquelle nous sommes le plus performant pour la mémoire à long terme. En revanche, pour la mémoire à court terme, misez plutôt sur le matin : les listes de coup de téléphone, les tâches à accomplir…

3. Installez-vous confortablement.

Chaise et bureau à la bonne hauteur, pas de contractures. Evitez les mauvaises postures qui vont provoquer immanquablement un relâchement de la concentration. Choisissez une chaise confortable, réglez-la à la bonne hauteur par rapport à votre table. Vos bras doivent descendre légèrement vers la table et non remonter. Asseyez-vous sur le siège et non sur le bord de la chaise, si possible les genoux décroisés. Vous éviterez ainsi les tensions dans les membres inférieurs.

4. Choisissez la posture adéquate

Attention, si vous n’êtes pas dans une posture de concentration adaptée, vous ne pourrez pas vous concentrer. Ne lisez pas un rapport important allongé dans votre lit. Faites la première lecture dans une position de travail. Puis juste avant le coucher, reprenez le document et assurez une lecture partielle des grands titres et thèmes. Idem si vous devez vous concentrer sur une conversation téléphonique : tenez-vous droit comme si votre interlocuteur était en face de vous. Restez dans une position professionnelle : cela vous évitera de lâcher, par manque de concentration, une conclusion par trop amicale à ce fournisseur que vous ne connaissez que depuis hier !

5. Trouvez un espace calme, ou fabriquez-le.

Vous craignez plus que tout le bruit, les conversations, les sonneries des mobiles et autres téléphones… Isolez-vous dans une pièce. Fermez la porte et indiquez « ne pas déranger » en précisant la tranche horaire afin de rassurer malgré tout, ceux qui s’inquiéteraient de ne pouvoir vous parler pendant une trop longue période. Vous pouvez aussi « coder » l’entrée de votre bureau par un feu tricolore routier. Feu vert : entrée possible . Orange : tâche en cours, si possible revenez plus tard, mais en cas de nécessité, entrez. Feu rouge : ne déranger sous aucun prétexte. C’est un clin d’œil, mais explicite ! Au feu rouge vous vous concentrez !

6. Au frais et avec de la lumière !

Votre concentration sera optimale dans une température de 21° avec une ventilation adéquate de la pièce. Les spécialistes du feng shui insistent également sur la source de lumière et d’air. Pas de porte dans votre dos, pas de fenêtres derrière votre PC. Dans la première situation, les courants d’air tombent sur votre nuque et vos épaules et vous ne voyez pas arriver vos interlocuteurs qui vous surprennent. Dans la seconde, vos yeux font un exercice permanent d’accoutumance entre la lumière naturelle de l’extérieure et celle artificielle de votre écran. Cette fatigue vous empêche alors de vous concentrer.

7. Reposez vos yeux

Un simple exercice de palming peut reposer vos yeux et faciliter ensuite votre concentration sur un document ou une activité. Pour cela frotter vigoureusement vos mains l’une contre l’autre jusqu’à les faire chauffer un peu. Appliquez-les ensuite en coque sur vos yeux fermés en laissant ainsi la chaleur emmagasinée passée vers vos yeux. Surtout ne comprimez pas vos globes oculaires, mais faites bien deux coques autour de vos yeux.

8. Etes-vous visuel, auditif, kinesthésique ?

Vous êtes visuel et écouter sans prendre de notes vous est impossible. Votre concentration se relâche. Prenez alors des notes efficaces, linéaires ou non afin de fixer votre concentration. Des notes linéaires sont des phrases courtes au fur et à mesure. Mais vous pouvez aussi schématiser ce que vous entendez par des schémas qui vous seront très personnels et vous permettront de visualiser les messages. Vous êtes auditif : n’hésitez pas à lire à voix haute des notes ou un document afin de vous entendre prononcer les mots et phrases. C’est ce que font les sportifs qui enchaînent des exercices sur un stade : vous les entendez compter à haute voix ; s’entendre compter leur permet de se concentrer et de ne pas se tromper sur le nombre d’exercices faits. Vous êtes kinesthésique : il va vous falloir agir pour être concentré. Ecouter ou lire ne vous suffit pas. Utilisez la technique de l’ancrage : vous visualisez une situation de réussite où il vous a fallu vous concentrer. Vous ressentez très fortement cette concentration positive, et vous faites un geste comme vous toucher le poignet, le genou. Repensez plusieurs fois cette situation et faites plusieurs fois ce geste. Au moment de vous concentrer sur cette nouvelle tâche, faites ce geste… les sensations de réussite de la première expérience remonteront alors à la surface.

– Organisez votre travail

1. Evacuez vos contrariétés… ou hiérarchisez-les !

Il y a peu de chances que l’objet de votre contrariété se résolve tout seul. Alors soit vous décidez qu’il sera temps de le gérer plus tard ! Soit vous le traitez comme une priorité, et ensuite vous pouvez vous concentrer sur autre chose.

2. Fixez-vous un objectif réaliste

Quel est votre objectif autour de cette tâche ? Quel est votre but ? Vous devez vous concentrer sur ce rapport, le lire : pour en faire une synthèse, pour votre information générale, simplement par amitié pour l’auteur, pour assurer des corrections d’orthographe, pour vérifier le fond ? ? ? Une fois votre objectif défini, fixez-vous des règles. « Je m’accorde 30 minutes pour faire cette tâche, et pas une autre ! ». Votre concentration sera d’autant plus facile qu’elle s’exerce avec un objectif et des moyens.

3. Y connaissez-vous déjà quelque chose ? ? ?

Souvenez-vous de tout ce que vous connaissez déjà sur le sujet. Prenez quelques notes rassurantes. Le fait de déjà connaître le thème va dédramatiser le fait que vous devez passer par là avant de faire autre chose. Par ailleurs, votre mémorisation sera améliorée si vous connaissez déjà un peu le thème… vous pourrez rattacher ces nouvelles informations à votre passé.

4. Trouvez-y un intérêt !

Votre concentration sera rendue facile par l’intérêt que vous trouverez à effectuer la tâche. Il est de votre responsabilité d’identifier cet intérêt. Il peut être de nature professionnelle : il faut que vous fassiez cette tâche car elle en précède d’autres. C’est un sujet qui vous passionne naturellement ! Tant mieux. Vous vous accorderez ensuite un repos bien mérité… autant terminer plus vite ! Mais c’est aussi un sujet sur lequel vous avez déjà travaillé, il ne vous est pas inconnu, profitez-en, vous en serez d’autant plus maître.

5. Commencez par la tâche la plus dure.

Votre concentration sera optimale tant que vous serez frais et relaxé. Une tâche longue, complexe, ou à fort enjeu pour vous devra donc être traitée en priorité. Les autres tâches plus anecdotiques seront ensuite réalisées dans la lancée de la réussite première. Surtout, appliquez un principe : commencer, traiter, terminer ! Ne passez pas à une autre tâche avant d’avoir terminé la première. Vous aurez le sentiment d’avoir réussi, ou réalisé quelque chose et votre état d’esprit sera d’autant plus détendu pour attaquer une autre tâche. Dans le cas contraire vous aurez toujours au fond de la tête le sujet numéro 1 comme une préoccupation.

6. Prenez des notes efficaces

Pour des notes linéaires, faites des phrases courtes (moins de 10 mots) avec des idées clé. Bannissez les arguments qui soutiennent les idées des auteurs. Utilisez des couleurs pour différencier les idées et une écriture iconique pour visualiser vos notes. Un êpour une idée nouvelle, un spour un doute ou une question que vous vous posez, un i pour une idée originale… Mais évitez les surlignements fluo : non seulement ils fatiguent vos yeux, mais ensuite noient sous une même couleur des informations d’importance variée. Rédiger vos notes ou utiliser l’écriture iconique, vous permet de visualiser où se trouve l’information et surtout de la reformuler avec VOS mots. La mémorisation est alors accentuée.

7. Faites des marques.

A chaque fois que votre concentration se relâche, que vous êtes distrait pendant que vous effectuez une tâche, faites une marque sur un post it, ou dans la marge du document que vous lisez. Puis comptez tous les quarts d’heure combien de marques vous avez fait. Fixez-vous ensuite un objectif inférieur. Diminuez le nombre de marques. Se concentrer sur le fait de ne pas se déconcentrer, sur des périodes courtes de 15 minutes est une méthode infaillible de concentration !

– Quelques techniques !

1. Questionnez-vous !

Vous avez toujours du mal à vous concentrer sur cette tâche : formulez des questions. Qu’est ce que je cherche ? Comment ce livre est structuré ? Quelle l’idée clé de cette tâche ? Quelle est mon objectif ? Ensuite cherchez les réponses aux questions. Vous avez le droit de passer une question si vous ne trouvez pas la réponse immédiatement. Vous y reviendrez plus tard. Le fait de trouver les autres réponses va libérer votre esprit pour trouver celle qui manque. Et puis finalement, est-elle si importante ?

2. Discernez les inférences

L’inférence est la version de l’histoire que vous vous raconterez en fonction de votre culture, de vos habitudes de votre éducation, de votre milieu personnel ou professionnel. Vous voyez une ambulance devant votre immeuble, ceci est le fait. Vous en déduisez : qu’il y a eu un accident, ou que l’ambulancier habite là, que l’ambulance est en panne… c’est une inférence. Sachez distinguer dans votre quotidien professionnel, les faits des opinions (les vôtres et celles des autres) et des sentiments (les vôtres et ceux des autres). Se concentrer sur les faits et éviter les inférences permet de se concentrer sur les missions à accomplir et de ne pas se laisser déconcentrer par des pensées dérangeantes.

3. Appliquez les techniques de lecture active

La concentration paraît souvent difficile quant il s’agit de lire un document apparemment complexe. Commencez par lire intégralement le sommaire, la couverture. Ensuite définissez votre objectif comme nous l’avons écrit plus haut afin de choisir la bonne stratégie de lecture. Vous chercherez les idées clés des chapitres sans tout lire, vous garderez l’ouvrage à lire pour plus tard ou encore vous cherchez juste à repérer une information ponctuelle, rien de plus. Lisez vite : plus vous lirez vite moins vous laisserez le temps à votre esprit de divaguer, meilleure sera alors votre compréhension voire votre appréhension du sujet comme un tout.

4. Comprenez ce que vous lisez !

Au fur et à mesure de votre lecture ou de votre tâche, visualisez l’information que vous devez retenir. 75% d’entre nous sont des visuels. Cette visualisation va vous permettre de comprendre ce que vous faites et de ne pas laisser votre esprit s’échapper.

5. Echauffez-vous !

Se concentrer suppose de s’échauffer. Il faut entrer dans la tâche, le sujet, l’ouvrage. Si pendant 20 minutes cela vous paraît difficile, n’abandonnez pas et reprenez une des techniques listées ci-dessus. Progressivement vous allez trouver un intérêt à la tâche, la concentration sera alors naturelle et facile.

6. Respectez vos rituels

Certains ont besoin d’habitudes pour se concentrer. Café le matin, table rase, courrier classé et piles propres, poubelles vidées… respectez vos rituels. Mettez-vous dans des conditions de travail personnelles favorables. Alors avant toute tâche ou mission supposant une forte concentration, commencez par vos habitudes, afin de ne pas être interrompu ensuite par la pile de courrier qui vous déplait ou la poubelle qui déborde !

7. Mais faites des pauses aussi !

La fatigue est l’ennemi de la concentration et la concentration fatigue.. N’hésitez pas à faire des pauses quand vos yeux sont fatigués. Mais donnez-vous un temps de pause cadré. Pas question de passer à autre chose et de quitter définitivement la tâche en cours. Etirez-vous, marchez quelques instants en tournant la tête de tous les côtés pour détendre les muscles du cou. Puis revenez vers vos notes et reprenez la mission. Pas question non plus de s’arrêter de manière intempestive. Si vous sentez venir la lassitude et la fatigue fixez vous un objectif à très court terme mais logique par rapport à la tâche en cours. Pas question de se demander en revenant « mais ou en étais-je donc ? ».

8. Alternez temps forts et acceptez les moments de baisse de vigilance

Faute de supports visuels, les conférences téléphoniques ou certaines réunions exigent encore plus de concentration que d’autres. Dites-vous alors que l’attention des participants sera maximum au début de la réunion pendant une période de15 minutes et en fin de réunion pendant une période de 10 minutes. Pour aider la concentration des autres, et la vôtre, alterner temps forts et période de repos… Temps fort : vous passez un message important. Période de repos relatif : vous questionnez vos participants… puis vous reprenez le cours de la réunion. En fin de réunion, n’hésitez pas à rappeler le message essentiel. En une phrase ! Ne recommencez pas tout.

9. Concluez !

Vous arrivez au terme de la mission. Vérifiez bien que vous avez atteint votre objectif. Identifiez les techniques que vous avez utilisez et qui ont bien marché, pour la prochaine fois. Concluez votre dossier ou votre tâche en fermant le dossier et avant de passer à une autre tâche, faites une pause méritée. Félicitez-vous d’avoir su vous concentrer, regardez les avantages que vous y trouvez : gain de temps, meilleure mémoire, satisfaction de la mission accomplie. Autant d’éléments positifs qui contribueront à votre prochaine réussite.

– Conclusion…

Dirigeants de PME/PMI, managers, employés du public et du privé, si vous vous êtes rendu compte que votre concentration n’était plus ce qu’elle était et que derrière vos dossiers, vous baillez à longueur de journée parce que vous êtes de plus en plus fatigué en journée, en soirée en à la nuit tombée alors suivez ces trois conseils et Faites de votre corps un allié ! Organisez votre travail ! Utilisez ces quelques techniques !

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