Application des dispositions législatives et règlementaires aux conditions de travail, problématique de la main d’œuvre étrangère, entraves à l’exercice de la liberté syndicale, conclusion d’une convention collective… Voici les points qui ont été abordés lors de l’atelier qui a regroupé le jeudi 19 mai 2011 à Ouagadougou, les hommes et femmes du secteur minier. La conclusion de ces travaux, qui visent à améliorer les conditions de travail dans les mines, a été soumise à l’appréciation du Premier ministre, Luc Adolphe Tiao.
Afin de répondre à la crise qui secoue actuellement le domaine des minerais au Burkina, des groupements professionnels miniers, des représentants du Conseil national du patronat burkinabè, des représentants des syndicats ou délégués du personnel, des DRH de sociétés et des techniciens des mines, se sont retrouvés autour d’une même table. A l’issue de leurs échanges, les participants ont formulé quelques suggestions. Il s’agit, entre autres, de la conclusion rapide du projet de convention collective, de la formation continue des mineurs et la sensibilisation des populations sur les risques du travail dans les mines, l’établissement d’un plan de transfert de compétence entre expatriés et nationaux et la mise en place d’un cadre permanent de concertation.
Pour le Premier ministre, présent à la conclusion des travaux, le patrimoine minier est un «secteur stratégique». Il a tenu à «rendre hommage à tous les miniers qui, au risque de leur vie, permettent
l’exploitation de ces richesses». Selon lui, c’est le manque de dialogue qui a ébranlé les mines au point de compromettre l’exploitation. La responsabilité est donc partagée. «L’atelier qui a eu lieu aujourd’hui est un prélude à une convention collective», a, à son tour, déclaré le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Soungalo Apollinaire Ouattara, dont le ministère est à l’origine de la rencontre. Pour lui, cette rencontre «donne les bases visant à aller sur une convention collective et tous les problèmes qui posent au niveau du travail dans les mines peuvent trouver leurs solutions au niveau de la convention».
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