Les quatre sociétés short-listées pour le rachat des actifs distribution et stockage d’Addax & Oryx Group avaient jusqu’au 29 décembre pour remettre leur offre définitive à BNP-Paribas, chargée du dossier depuis l’été (AEI n°663).
Il s’agit, selon nos informations, de Trafigura, via sa filiale Puma Energy ; du groupe nigérian Oando de Wale Tinubu ; du trader Vitol ; et du fonds d’investissement américain Emerging Capital Partners (ECP). Seules deux sociétés sur les quatre auraient finalement remis une offre la semaine dernière. Fondé par des anciens de la Banque mondiale, ECP gère trois fonds dédiés à l’Afrique, et est déjà actionnaire d’Ocean & Oil, une filiale d’Oando. Pour faire une offre sur Addax/Oryx, le groupe se serait associé à plusieurs spécialistes du marché pétrolier. Le choix du finaliste devrait être effectué vers la fin du premier trimestre 2012.
Après avoir vendu ses actifs upstream à Sinopec en 2009, Jean-Claude Gandur, le patron d’Addax/Oryx, peut espérer céder ce nouveau lot autour de 350 à 400 millions $. L’accord porterait sur 21 pays africains, dont une partie en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Guinée, Mali, Burkina Faso, Niger, Sierra Leone, Côte d’Ivoire, Togo, Bénin, Nigeria, etc.), et le reste en Afrique centrale et australe : Congo-K, Ouganda, Rwanda, Kenya, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe et Afrique du Sud. Outre quelques dizaines de stations-service, ce sont surtout les capacités de stockage, les terminaux d’importation et les marchés du butane qui intéressent les investisseurs dans le portefeuille d’Addax & Oryx Group.
Une telle diversité de pays avec des marchés différents requiert une parfaite gestion de la holding qui reprendra les activités d’Oryx. Cela n’est pas toujours le cas, comme en témoigne l’exemple de l’achat en 2009 des centaines de stations-service de Chevron par le consortium Corlay Group, composé de MRS et de PetroCI. Deux ans plus tard, les différentes filiales par pays commencent tout juste à s’organiser en termes de personnel, mais la holding a toujours du mal à donner une cohérence à un portefeuille très éclaté géographiquement.
Source : Africaintelligence.fr




