Le Premier ministre Tertius Zongo a rencontré la presse le lundi 14 juin 2010 dans la salle de conférences du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale pour faire le bilan des actions gouvernementales dans le cadre de la mise en oeuvre du programme du chef de l’Etat ’’Le progrès continu pour une société d’espérance’’.
Entouré de ses ministres, le chef du gouvernement, Tertius Zongo, a dressé un bilan reluisant de la mise en oeuvre du programme du chef de l’Etat ’’Le progrès continu pour une société d’espérance’’. Dans sa déclaration liminaire, Tertius Zongo a soutenu que les promesses qui touchent les aspirations réelles des populations, telles que les infrastructures sanitaires et scolaires, hydrauliques et routières ainsi que les infrastructures marchandes et de souveraineté, les questions de sécurité humaine et civile, ont été réalisées à près de 92,4%. La mise en oeuvre du programme politique du Président va au-delà de ses promesses, elle concerne toute l’action gouvernementale au cours de la période 2006-2010, a-t-il dit.
Les ambitions du président du Faso, a-t-il poursuivi, sont organisées autour de six axes majeurs dont la valorisation du capital humain, l’élargissement des opportunités de création de richesses, la modernisation des infrastructures économiques et de services. Selon le Premier ministre, le gouvernement a consenti d’importants efforts pour étendre la couverture sanitaire. En 2009, la base de la pyramide du système sanitaire comptait 1385 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) contre 1172 en 2005, soit l’ouverture de 213 nouveaux CSPS. En 4 ans, plus de 6000 nouveaux agents publics dont 189 médecins, 91 pharmaciens, 2 chirurgiens dentistes et 5462 paramédicaux, toutes catégories confondues, ont été recrutés au profit du secteur de la santé. Pour améliorer l’accessibilité financière des populations aux services de santé, le gouvernement a pris des mesures de subvention et de gratuité de certains soins préventifs et curatifs. En matière de santé de reproduction, le taux de la 2e consultation prénatale est passé de 57,4% en 2005 à 73, 8% en 2009. La gratuité des ARV est effective depuis le 1er janvier 2010, a confié Tertius Zongo. A l’en croire, la loi d’orientation de l’éducation adoptée le 30 juillet 2007 traduit la volonté du gouvernement de rendre le système éducatif burkinabè plus performant, accessible et capable de répondre aux besoins de l’économie nationale. Dans cette perspective, l’enseignement primaire a enregistré, a-t-il indiqué, une forte expansion. Entre 2005/2006 et 2009/2010, plus de 2700 nouvelles écoles dont 2000 publiques ont été ouvertes, soit au total 11500 nouvelles salles de classe dont 9200 du secteur public. La réalisation de ces infrastructures nouvelles a permis, a-t-il relevé, d’accroître l’offre éducative d’au moins 10% par an. Le taux brut d’admission est passé de 63% en 2005/2006 à 85,9% en 2009/2010, celui de scolarisation est passé de 61% à 76%, a-t-il précisé. Au niveau de l’éducation de base non formelle, 15 575 centres d’alphabétisation se répartissent sur l’ensemble du territoire national entre 2008/2009. Le taux de scolarisation au niveau du secondaire est de l’ordre de 22% en 2009/2010 contre 16% en 2005/2006. Chez les filles, il est de 18% contre 14%. Au niveau de la formation supérieure, le gouvernement dit avoir créé les conditions d’émergence d’universités privées. Celles du public ont accueilli près de 50000 étudiants en 2009/2010 contre seulement 31 000 étudiants en 2005/2006. Selon Tertius Zongo, l’opérationnalisation des différents instruments financiers tels que le FAIJ, le FAPE, le FASI et la création de guichets uniques au niveau des 13 régions du pays ont facilité l’accès des jeunes porteurs de microprojets au crédit. Les interventions de ces fonds ont permis en 4 ans, a-t-il déclaré, de financer la création de 6973 micro, petites et moyennes entreprises, permettant de créer et de consolider 23709 emplois. S’agissant des opportunités de création de richesse, les appuis directs accordés aux producteurs en 4 ans excèdent 150 milliards de F CFA, la production du riz est passée de 68 000 tonnes pendant la campagne 2007-2008 à plus de 240 000 tonnes au cours de la dernière campagne, celle du coton oscille autour d’une moyenne de 540 000 tonnes.
Dans le domaine de l’énergie, Tertius Zongo a fait savoir que des progrès ont été réalisés, dont l’achèvement de l’interconnexion avec la Côte d’Ivoire, et l’augmentation du taux d’électrification du pays à 26%. En matière de routes, plus de 622km ont été bitumés, avec le renforcement de 300km de routes bitumées et la réhabilitation de 1577km de route en terre, a-t-il révélé. Concernant le transport, Tertius Zongo, a noté la réalisation d’un nouvel aéroport moderne à Donsin. Il a souligné qu’au niveau de l’administration, les effectifs sont passés de 70 884 agents en 2005 à 98 606 agents en 2009, soit une progression de 5,6%. Quant à la décentralisation, elle s’est consolidée avec la création des régions en 2001 et la communalisation intégrale en 2006. Le Premier ministre n’a pas occulté le secteur de la justice qui, a-t-il dit, dispose d’un cadre d’orientation. Sur le plan sécuritaire, on note la construction de nouvelles casernes, de brigades de gendarmerie et de commissariats. Dans le domaine du contrôle de la gestion des deniers publics et de la lutte contre la corruption, Tertius Zongo, a fait mention de la mise en service de l’Autorité supérieure de contrôle de l’Etat. Le système de gouvernance, a-t-il affirmé, s’affermit de jour en jour. En somme, le Burkina Faso avance quoi qu’on dise, a-t-il conclu. Les préoccupations des journalistes ont porté sur, entre autres, la situation des sinistrés, la convention collective, etc. A toutes ces questions, Tertius Zongo a apporté des éléments de réponse plus ou moins satisfaisants. Il a laissé entendre que certains sinistrés, n’ont toujours pas reçu l’argent (les 50 000 F) ou le ciment, pour des raisons diverses. Concernant les avancements, il a confié que certains agents ont déjà constaté l’incidence financière sur leurs bulletins de salaires. Toujours dans ces réponses aux questions, Tertius Zongo a fait savoir que l’application de la Taxe de developpement communal (TDC) est irréversible, car elle est entrée en vigueur et beaucoup de gens s’en sont acquités. Il a aussi fait savoir que pour une meilleure distribution des richesses, les Burkinabè devraient limiter les naissances et produire plus de richesses. Tertius Zongo a aussi affirmé que le gouvernement n’a pas reçu jusque-là de propositions sur les réformes politiques.
Dabadi ZOUMBARA
Source : lepays.bf




