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SOGEBAF : Les travailleurs réclament plus de 100 millions FCFA

Le climat est de plus en plus tendu au sein de la Société générale de transport Bamogo et frères (SOGEBAF). Les travailleurs tirent le diable par la queue! Et ils ont décidé d’agir avant qu’il ne soit trop tard. Ils réclament le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires estimés à 105 020 000 FCFA. Les chauffeurs et mécaniciens des gares de Bobo Dioulasso, Ouagadougou, Dori et Ouahigouya, regroupés au sein d’un collectif, ont adressé plusieurs correspondances à la direction de l’entreprise, sans suite favorable. Certains d’entre eux n’ont pas été payés depuis 2008. Le PDG de la société leur avait pourtant fait la ferme promesse que tout se réglerait. Il espérait sans doute que les nouveaux cars qu’il affirmait avoir commandés permettraient à l’entreprise de sortir de sa crise. Et qu’ainsi, il réglerait les arriérés de salaires qui commençaient à trop se cumuler. Mais il est décédé sans avoir pu régler le problème. Aujourd’hui, les travailleurs ne savent plus à quel saint se vouer. Ils ont écrit aux nouveaux gérants de la société, en vain. Le hic, c’est que la situation va de mal en pis. Certains ont du mal à payer leur loyer et sont même souvent mis à la porte par leurs bailleurs. D’autres sont décédés dans la misère, laissant des veuves et des orphelins. D’autres encore ont vu leurs enfants renvoyés de l’école parce qu’ils n’ont pas pu réunir les frais de scolarité nécessaires pour les y maintenir. N’en pouvant plus, certains d’entre eux, tenaillés par le lourd fardeau de la misère, ont même tenté de se suicider.

En août 2010, ils ont brandi, une fois de plus, leurs doléances. Avec, cette fois, un préavis de grève de 72 heures. D’autres correspondances ont suivi… retraçant les mêmes problèmes de misères. De même que l’urgence d’être payés. Mais la direction de l’entreprise continue de faire des promesses sans aucune suite concrète. Et le climat pourrit, de plus en plus.

Le Reporter

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