Salon NETCOM UEMOA : après le Niger, le Mali, c’est au Burkina Faso d’accueillir dans le Hall d’exposition de la commission de l’UEMOA la 3ème édition
Le développement des technologies de l’information et de la communication de nos jours, passe par l’instauration de cadres privilégiés de rencontre et de concertation des acteurs nouveaux dans le domaine. Une dynamique que partage Oumar SIDIBE, Commissaire Général du salon de l’informatique et des télécoms dénommé NET.COM UEMOA qui se tiendra du 22 Mars au 25 mars 2012 au siège de l’Union à Ouagadougou. Dans cet entretien, avec Burkinapmepmi.com, il nous fait le point des préparatifs de cet important rendez-vous.
Ce mois de mars verra l’organisation de 3e édition du salon UEMOA NETCOM que vous pilotez. Dites-nous ce qui motive la tenue d’un salon consacré à l’informatique et aux télécoms ?
Oumar SIDIBE, Commissaire Général du Salon NET.COM UEMOA :
Depuis 2006 le constat a été fait qu’au niveau des TIC en Afrique Occidentale, des compétences existaient mais elles manquaient de cadres adéquats pour se promouvoir et présenter les produits conçus. _ Ce salon intervient donc comme l’opportunité ouverte à tous les acteurs des TIC de la sous-région et aux développeurs locaux de site-web de pouvoir se faire connaitre et présenter leurs produits.
Après Niamey et Bamako, vous posez les installations à Ouagadougou. A quoi répond cette volonté de faire tourner l’évènement ?
C’est une simple volonté de faire profiter ce salon itinérant aux huit (08) États de l’UEMOA. Ce qui, nous le souhaitons, permettra aux solutions et expertises de venir vers les demandeurs, bien entendu au regard du contexte environnemental et des réalités du pays hôte.
Du beau monde est attendu à Ouagadougou pour exposer et discuter de thèmes porteurs. On s’attend au grand cru ?
Nous attendons du beau monde pour cette 3e édition de Netcom UEMOA. Le Sénégal nous arrive avec dix entreprises, la Cote d’ivoire également. Le Mali est attendu avec trois ou quatre entreprises, la France avec trois et le Maghreb qui s’est signalé avec la Tunisie et le Maroc arriveront avec trois entreprises chacune.
Les PME/PMI représentent une grande part des entreprises au Burkina. Qu’ont-elles à gagner à ce salon ?
Les PME/PMI ont tout à gagner à ce salon en ce sens que les solutions et les produits qui leurs seront présentés ont été développés par des ingénieurs locaux et de ce fait, répondront véritablement aux réalités propres de ces entreprises en optimisant leurs différents systèmes de communication en matière de TIC. A travers ce salon, nous n’attendons plus que les solutions nous viennent de l’extérieur. Ce salon offrira des solutions clés en main bien adaptées parce que tous les segments d’activités seront représentés et offriront les meilleurs atouts aux pme/pmi.
Quels sont les outils qui seront présentés aux visiteurs de ce salon ?
Le secteur des télécoms étant devenu aujourd’hui très porteur et indispensable, Netcom UEMOA à travers les applications et les systèmes informatiques qui seront présentés, offrira l’occasion pour les entreprises et les pme/pmi de se développer notamment par la fluidité en matière de transfert de données technologiques et la facilité à communiquer. Techniquement, ce sont des outils informatiques de taille et de dernière génération dont pourront se procurer les visiteurs à ce salon.
Et que dire des IT Awards ?
UEMOA IT AWARDS est une distinction phare de ce salon. Nous récompensons en effet les entreprises qui se sont illustrées par segment d’activités au niveau de la sous-région Ouest-Africaine, que ce soit dans le domaine du développement des logiciels et des télécommunications. Cette soirée aura lieu le samedi 24 mars 2012 comme pour clore en beauté ce salon.
NETCOM UEMOA est un salon de grande envergure qui nécessite sans doute beaucoup de soutien. En avez-vous bénéficié ?
La grande affluence et le soutien nous sont venus principalement du secteur privé. Cependant nous avons toujours compté avec la commission de l’UEMOA depuis les éditions précédentes et les Ministères en charge des TIC qui demeurent des collaborateurs de bonne facture. Ce sont en réalité des années de labeur toujours avec le soutien des acteurs privés des TIC et des organismes publics. Dans notre vision future, nous entendons travailler à soustraire le politique du domaine des TIC, car pour nous les TIC reposent sur les entreprises privées comme nous l’observons aux USA et dans bien d’autres pays avancés en la matière. Dans l’organisation de NETCOM UEMOA, nous restons sobres face aux difficultés de tout genre parce qu’une œuvre ne se construit jamais sans tribulations. Cependant, le principal souci à notre égard demeure le manque de volonté politique. Nos politiques nous exposent très souvent beaucoup d’engagements formels mais très peu d’investissement concret. Nous déplorons aussi les immixtions intempestives du politique dans les TIC, ce qui instaure véritablement un climat malsain. Une situation que regrettent également les acteurs privés des TIC.
Interview réalisée par Christian Koné et Robert Savadogo pour Burkinapmepmi.com




