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Safra Catz, l’oracle de la hi-tech

Pour le commun des mortels, son nom n’évoquera rien. Même pour la plupart des geeks, Safra Catz est sans doute une parfaite inconnue. Pourtant, l’actuelle boss d’Oracle fait partie des femmes qui comptent dans la Silicon Valley, certains observateurs la qualifiant même de « Steve Jobs du sofware« .

Oracle, l’éditeur américain de logiciels, de progiciels de gestion et leader mondial des bases de données, a confié les rênes de l’entreprise à cette israélo-américaine en 2004, alors que Larry Ellison, qui avait fondé en 1977 ce qui allait devenir un empire, voulait prendre du recul.

Longtemps comparé à Bill Gates, ou au Mick Jagger des TIC, le redoutable homme d’affaires avait préféré propulser à la tête de sa société Safra Catz, sa directrice financière, réputée pour être une « surdouée des lignes de bilan ».

La presse en ligne de mire

Sur le site d’Oracle, la biographie de cette jolie brune quinquagénaire tient en huit lignes seulement. Elle n’évoque même pas son arrivée dans le Massachussets à l’âge de 6 ans, ni son diplôme de la Brookline High School. Tout juste apprend-t-on qu’Oracle l’avait recrutée en avril 1999 chez Donaldson, Lufkin & Jenrette, une banque d’investissement.

Jusqu’alors, la carrière de cette fille d’un physicien nucléaire et d’une rescapée de l’Holocauste, avait beaucoup été axée sur l’industrie des produits software, se taillant une solide réputation en représentant les intérêts commerciaux de Softbank, Symantec et déjà d’Oracle.

Pour autant, rien ne semblait alors distinguer cette executive woman d’une autre. Citée par le magazine Fortunes en septembre 2009, Cristina Morgan alors vice-présidente de la banque J.P. Morgan confessait : « Jamais je n’aurais pu imaginer qu’un jour, elle brasserait des milliards de dollars ! ». Réputée pour faire passer ses clients au premier plan, servir tant les intérêts de Larry Ellison que ceux d’Oracle, la superboss s’implique dans tous les dossiers, ne lâchant jamais rien. Elle est aussi connue pour sa discrétion légendaire, ne concédant que de très rares interviews à la presse, qu’elle ne considère d’ailleurs pas comme « une amie ».

La petite histoire veut que Safra Catz ait enjoint son service de presse à inviter les journalistes les plus virulents à aller « se faire f… » et ce, avec sa propre bénédiction !
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Devant Steve Jobs

Pendant ce temps, Catz occupe le terrain, et réussit au-delà des espérances. Déjà présente dans le Top Business Women Forbes de 2007 aux côtés d’une certaine Anne Lauvergeon (ex-boss d’Areva), le portail informatique TechRepublic aligne dès 2008 son nom parmi ceux des leaders les plus influents de la planète : Safra Catz figure alors à le 7e place, derrière Eric Schmidt (Google), et devant un certain Steve Jobs (Apple). En 2009, les bénéfices d’Oracle, en hausse de 1%, frôlent avec les 6 milliards de dollars.

« C’est une réussite incroyable vu ce qui s’est passé dans l’économie mondiale ces douze derniers mois », a précisé Safra Catz. Deux trimestres seulement après le rachat par Oracle de Sun Microsystems (en 2010, moyennant 7,4 milliards de dollars) et l’entreprise est à nouveau devenue profitable. « Sun devrait contribuer à hauteur de 1,5 milliards de dollars aux résultats opérationnels du groupe en 2011 et de 2 milliards en 2012 », a même déclaré la boss d’Oracle, lors de la présentation de ses résultats.

Reste à savoir quelles autres bottes secrètes Miss Presidente possède encore dans sa poche pour nous surprendre, mais également si son phénoménal succès est voué à ne jamais rencontrer d’obstacle…

Par christophe.sefrin | Techyou.fr

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