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Production de biocarburant : Bientôt une réalité au Burkina

Le mardi 1er février 2011 a eu lieu dans la commune rurale de Boni dans la province du Tuy (région des Hauts- Bassins), la pose de la première pierre d’une usine de production de carburant à base de jatropha. L’infrastructure, dont la fin des travaux est prévue dans six mois, est d’un coût global de 3 milliards de F CFA. C’est un projet du groupe AGRITECH FASO qui compte produire par jour pour sa première année 30.000 litres de biodiésel. La cérémonie s’est déroulée sur la plaine de Boni à 240 km de Ouagadougou en présence des autorités locales, d’un parterre de partenaires et actionnaires du groupe et d’une population sortie nombreuse.

Le groupe AGRITECH FASO, spécialisé dans la production de biocarburant liquide et solide et d’autres types d’énergie, a procédé, le 1er février 2011, à la pose de la première pierre d’une usine de biodiésel sur son site dans la commune rurale de Boni. Trois milliards de F CFA, c’est le coût d’investissement pour réaliser cette toute première usine de production de carburant vert au Burkina. La somme mobilisée par AGRITECH FASO grâce aux partenaires et actionnaires (fortement mobilisés à Boni pour l’occasion) servira à équiper l’usine en matériel de dernière génération pour une technologie de pointe ; un matériel déjà acquis et prépositionné au Burkina. C’est la plaine de Boni située à 240 km de Ouagadougou et à 120 km de Bobo-Dioulasso sur la route nationale 1 qui a été choisie pour l’implantation. A la tribune des interventions, le maire de Boni, Mankan Patrick Bondé, a exprimé sa joie du fait que sa commune accueille ce projet d’envergure sous-régionale. « AGRITECH FASO a déjà déposé plus de six millions de F CFA dans les caisses de la commune. Ce qui est inédit, sans oublier que beaucoup d’emplois seront créés », s’est-il réjoui. En effet, en plus du fait que Boni et les villages environnants bénéficient de l’éclairage, le projet va également générer 300 emplois permanents et dix fois plus d’emplois temporaires. Plus heureux encore était le PDG de AGRITECH FASO, William Kwendé, un jeune entrepreneur burkinabè. Très ému, il a d’abord fait la genèse du projet de production du diésel vert à Boni. On en retient que tout a commencé par une plantation intensive de jatropha sur des centaines d’hectares cumulativement avec les cultures vivrières, maraichères et de rentes. Pour William Kwendé, il faut « rompre un tant soit peu avec la dépendance de la plupart des pays ouest- africains en besoins énergétiques ». L’autonomisation à tout prix pour émerger

Du reste, AGRITECH sera en mesure de produire un éxcédent de puissance électrique d’environ 20 MW pour la SONABEL. Le groupe AGRITECH FASO adhère pleinement au programme quinquennal « Bâtir, ensemble, un Burkina émergent » du président du Faso, a dit son PDG pour qui « le développement durable de tout pays passe aussi par la production de biocarburant et d’autres types d’énergies alternatives ». Le diésel « made in Burkina » de Boni pourra faire fonctionner tous les moteurs sans transformation, a assuré M. Kwendé. Assurance a été également donnée par le représentant des actionnaires, George Sycip, quant à la qualité du carburant vert à produire. Il y a de l’engouement pour le biocarburant par des fabricants d’avions pour expérimentation. Les ambitions du groupe AGRITECH FASO, présent dans plusieurs localités du Burkina, au Bénin et au Togo, est de planter au cours des dix prochaines années, 400.000 hectares de jatropha en association avec les cultures vivrières et de rente. L’usine de production compte fournir 17.200 barils de biodiésel par jour. Rendez- vous a été pris courant juillet-août 2011 pour la sortie du premier baril de biodiésel de l’usine de Boni.

Yelkabo Rodrigue SOME

Lepays

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