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Présentation du budget 2011 aux hommes d’affaires : « Nous nous attendions à plus de réformes d’allègement »

Dans le cadre de sa campagne d’information sur le budget de l’Etat, gestion 2011, le ministère de l’Economie et des finances a organisé, le 27 janvier 2011, une rencontre d’échanges avec le Club des hommes d’affaires franco-burkinabè (CHAFB) à Azalaï Hôtel Indépendance à Ouagadougou. Dirigés par Eddie Komboïgo, 1er vice-président du CHAFB, les débats ont permis aux invités à la rencontre de poser leurs préoccupations sur la loi de finances après un exposé sur les implications de cette loi fait par Adelaïde Naré, conseillère du ministre de l’Economie et des finances.

La traditionnelle rencontre d’information sur le budget de l’Etat entre les hommes d’affaires et le ministère de l’Economie et des finances s’est tenue le 27 janvier 2011 à Azalaï Hôtel Indépendance à Ouagadougou. Le président n’y étant pas présent, c’est le premier vice-président du Club des hommes d’affaires franco-burkinabè (CHAFB), Eddie Komboïgo, qui a donné le ton des échanges. Sans occulter l’accueil favorable réservé par l’administration fiscale à certaines de leurs recommandations et suggestions de la précédente rencontre, ce dernier a tout de même relevé la subsistance de problèmes fiscaux. Ceux-ci sont liés, selon lui, aux procédures de délivrance des chèques roses, aux conditions de déductibilité de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), aux contrôles et vérifications qui ressembleraient plus à des enquêtes ou à de l’acharnement. Et selon l’animateur des débats, la loi de finances n’a pas trop bougé, car, a-t-il expliqué, « nous nous attendions à plus de réformes d’allègement » aussi bien au niveau des procédures de vérification que de l’élargissement de l’assiette fiscale. Mais, Adelaïde Naré n’y est pas allée avec le dos de la cuillère pour défendre la loi de finances et ses innovations qui consistent en des mesures visant à alléger le niveau de l’impôt, les procédures d’enregistrement et à assainir le climat des affaires. Pour elle, toute entreprise qui n’a rien à se reprocher ne doit pas craindre les contrôles, aussi nombreux soient-ils.

Cette réplique de la représentante du ministre n’a cependant pas émoussé l’envie des hommes d’affaires de comprendre des situations comme la non-prise en compte de ceux du secteur informel, représentant 60% des opérateurs économiques, dans l’assiette fiscale. Sur ce sujet, abondant dans le même sens que le vice-président du club, Laurent Basque, trésorier du club, a soulevé la question de ce qui peut être fait pour élargir l’assiette fiscale. En vue de contribuer à la résolution de ces problèmes, un club de fiscalité a été créé au sein du CHAFB, et, à en croire le responsable du cabinet CAFEC/K, les concertations se poursuivront pour que la fiscalité ne soit plus un problème, mais retrouve son sens orthodoxe et soit perçue comme un acte de civisme et de patriotisme. Les hommes d’affaires franco-burkinabè semblent donc trouver que l’évolution des réformes fiscales au Burkina se fait à petits pas, au lieu de suivre des pas de géant, ce qui ne leur permet pas d’être toujours compétitifs face à leurs collègues de la sous-région. Leurs vœux seraient donc, entre autres, plus d’assainissement du climat des affaires par des allègements considérables et l’élargissement de l’assiette au secteur informel pour une fiscalité plus juste.

Juste PATOIN

Lepays

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