Débutées depuis le 27 janvier 2011, les activités commémoratives du 20e anniversaire du Barreau du Burkina ont pris fin par un débat interactif entre gouvernement, acteurs du monde des affaires et de la Justice. Les échanges ont permis de mettre en exergue, les difficultés afin d’y apporter des solutions.
Une justice saine pour un investissement prospère, dit-on. La Justice joue un rôle prépondérant dans l’investissement. Pour plus de visibilité, le Barreau du Burkina Faso, à l’occasion de la clôture des activités commémorant son 20e anniversaire, a invité autour d’une même table, le gouvernement, le monde des affaires et celui de la Justice, pour un débat interactif. Au cours des échanges, il a été question de la sécurisation et de la pérennisation de l’investissement privé qui est le moteur du développement. Le cadre macro-économique seul reste insuffisant. Il faut un minimum de sécurité pour faire prospérer le secteur privé. Même si le droit n’est pas une condition suffisante pour l’investissement, il est nécessaire. Pour cela, la sphère judiciaire doit donner des garanties fiables afin que l’investisseur puisse, en toute confiance, s’installer. Il est ressorti des débats que pour plus de transparence, un recueil de jurisprudence, sur le plan national, s’avère nécessaire. Aussi y a-t-il lieu d’harmoniser les politiques nationales et sous-régionales afin d’avoir un cadre propice à l’investissement. Malgré les pesanteurs, tout doit être mis en oeuvre pour créer une synergie entre normes nationales et sous-régionales pour la libre circulation des biens, étant donné que l’efficacité de la politique communautaire dépend de la politique nationale.
Toutefois, force est de reconnaître que d’importants efforts ont été déployés dans le domaine, mais il reste encore des progrès à faire pour l’assainissement du monde des affaires. C’est ainsi qu’il est prévu la finalisation de la loi portant règlement du commerce. Par ailleurs, le Conseil présidentiel pour l’investissement, qui a pour objectif d’aller vers plus de célérité et plus d’efficacité, est un organe consultatif dont les sessions se tiennent sous la présidence directe du chef de l’Etat. Il est composé de nationaux, d’hommes d’affaires étrangers qui investissent au Burkina et de personnes qui n’ont aucune affaire au Burkina. Dans la même lancée, il est prévu la création d’une agence nationale de promotion des investissements pour rassurer les investisseurs. Après des échanges fructueux, le Premier ministre, Tertius Zongo, a procédé à la clôture des travaux du 20e anniversaire du Barreau du Burkina Faso.
Françoise DEMBELE
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