Le trafic de marchandises au port d`Abidjan a chuté de 26% en 2011, en raison de la crise postélectorale ayant conduit à un embargo sur les navires et à l`interdiction de la vente du cacao, premier produit d`exportation de la Côte d`Ivoire, a annoncé jeudi son directeur.
Le port autonome d`Abidjan (PAA), un des principaux en Afrique de l`Ouest, « a affiché un trafic global de 16,6 millions de tonnes en 2011 contre 22,5 millions de tonnes en 2010, soit une baisse de 26% », a déclaré Hien Sié, son directeur lors d`une cérémonie.
« Des actions commerciales agressives ont permis d`amoindrir ce déficit (26%) qui était de 54% entre janvier et mai 2011 », a-t-il souligné, présentant 2011 comme une « année difficile ».
Les baisses significatives ont été enregistrées dans le trafic des produits pétroliers qui est passé à 6,6 millions de tonnes en 2011 contre 10,6 millions de tonnes en 2010, soit une réduction de 37%, selon les chiffres fournis par la direction.
Les marchandises en transit pour le Burkina, le Mali et le Niger, pays enclavés de la sous-région, ont également chuté à 765.000 tonnes en 2011 contre 1,03 millions de tonnes en 2010, soit une baisse de 26,3%.
Le port d`Abidjan, principal débouché pour plusieurs pays enclavés d`Afrique de l`Ouest, avait été délaissé par ses utilisateurs pendant la meurtrière crise postélectorale de fin 2010 à avril 2011, après avoir fait l`objet d`un embargo de l`Union européenne.
Pour 2012, le PAA prévoit un trafic de 24 millions de tonnes en « forte hausse de 43% par rapport à 2011 », en raison d`un retour à une croissance forte du PIB (Produit intérieur brut) projeté à 8,5% contre -5% en 2011.
Le ministre ivoirien des Infrastructures économiques, Patrick Achi, a salué « la confiance retrouvée entre le port d`Abidjan et ses partenaires, mais aussi de son repositionnement au sein de la communauté internationale ».
AFP




