Quelque 2000 artisans venus de 27 pays prendront part, du 29 octobre au 9 novembre prochain, à la 12e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), qui s’étend sur une superficie de 900 mètres carrés. « Sont attendus quelque 300 acheteurs », a déclaré mercredi le ministre burkinabé du Commerce, de la promotion de l’entreprise et de l’artisanat, Léonce Koné, à la veille de l’ouverture officielle par le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré.
A vingt-quatre heures de l’ouverture officielle, tout semble prêt afin que la fête soit belle, en témoignent les acteurs sur le terrain et les autorités burkinabés. « Tout est prêt pour que la 12e édition s’ouvre officiellement, même si l’on n’est pas totalement assuré dans l’organisation d’une telle manifestation. Je pense qu’avec l’assurance reçue du comité d’organisation, tout a été fait de sorte que les artisans soient accueillis dans de bonnes conditions », a rassuré Léonce Koné, interrogé par Les Dépêches de Brazzaville.
Le Congo partenaire de cette édition organisée sous le thème « Artisanat africain, jeunesse et emplois », est représenté par une délégation de plus de trente participants conduite par la ministre des Petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, Adelaïde Mougany. « Nous avons pris toutes les dispositions pour répondre à sa juste valeur à l’honneur qui a été fait à notre pays, car nous envisageons de faire une entrée digne de la confiance qui nous a été témoignée par le pays hôte, le Burkina Faso », a indiqué le chef de la délégation congolaise.
En effet, conscient des engagements pris dans l’organisation de cette édition, le Congo, qui sait que le SIAO constitue un lieu de compétition de haut niveau, y est arrivé avec des artisans capables de satisfaire les exigences des consommateurs. « D’année en année, la qualité des produits exposés s’améliore, c’est pour dire que les œuvres des artisans sélectionnés pour cette édition tiennent compte des exigences des consommateurs et des attentes du gouvernement. L’artisanat doit jouer un rôle dans le développement économique et social du Congo », a déclaré Adélaïde Mougany.
Ces artisans qui représentent l’ensemble des départements du Congo ont été sélectionnés selon des critères tenant compte de leur créativité. Outre ces artisans, représenteront le Congo des artistes tels que Zao, Zoba Casimir et le groupe tradi-moderne Bana Moyes.
Des jeunes au cœur de l’événement
Placés au centre du thème de cette édition, jeunes filles et garçons sillonneront les différents stands à la recherche d’un emploi, soit en qualité d’hôtesse soit comme aide artisan. Ce salon peut être le lieu idéal pour se faire un petit métier.
« Nous sommes des étudiantes en droit et souhaitons prêter nos services à ceux qui le souhaitent, en tant qu’hôtesses parce que nous le faisons chaque fois qu’un événement majeur tel que le Fespaco ou le SIAO, se tient », nous a confié une jeune fille.
« Je suis arrivé à ce salon avec l’ambition d’écouler mes produits et rencontrer, en particulier, des acheteurs étrangers pour enregistrer des commandes et travailler à l’exportation », a déclaré un artisan ivoirien, Léon Nguetta, qui participe au SIAO pour la quatrième fois. Tenant quant à lui à être plus proche du thème qui met en exergue l’emploi des jeunes, l’artisan congolais Serge Dias se réjouit d’avoir transmis, aussitôt arrivé, son savoir à deux jeunes burkinabé à la recherche d’un travail. « Je crois que conformément au thème, le Congo laissera une semence au Burkina Faso, ce qui est quelque chose de très important », a indiqué Serge Dias, concepteur du stand congolais.
Peu avant l’ouverture du salon, plusieurs activités se sont tenues, notamment l’ouverture du village artisanal, l’assemblée générale du Comité de coordination pour la promotion de l’artisanat africain (CODEPA) et la conférence de presse internationale sur la 12e édition.
Guy-Gervais Kitina,
Source : Les depeches de Brazzaville




