Remplacé par Hadjibou Soumaré à la commission de l’Uemoa, El Hadji Abdou Sakho a saisi ce mercredi la Cour de justice de l’Uemoa pour demander l’annulation de la procédure ayant abouti à son éviction.. Il a expliqué les raisons qui l’ont poussé à s’attaquer à la mesure. « De part mes fonctions, je dois au Chef de l’Etat du respect et de la décence de part mon éducation.
Le président avait la possibilité de me contacter à travers plusieurs ministres. Mais, je reviens de l’hôpital et je trouve une lettre disant qu’on m’a remplacé. Je trouve cela inélégant. La méthode et la procédures suivies, je trouve que c’est de l’humiliation. Le président Wade m’aurait appelé pour me dire que pour des raisons stratégiques, il m’enlevait, je l’aurais accepté. J’ai le droit au moins de savoir pourquoi on m’enlève», dit-il.Il ajoute que «dans tous les pays du monde, le recours s’offre à tout citoyen qui s’estime frustré dans ses droits.
Le recours intenté vise à annuler un acte communautaire signé non pas par son Excellence le Président du Sénégal, mais par le Président du Togo. Vous voyez donc qu’on est loin d’une plainte contre le Sénégal ou de son Chef.
Je voudrais rectifier cet amalgame qui a été le fait du ministre d’Etat, chargé des Affaires Etrangères (Ndlr : Me Madické Niang)».Il n’a pas manqué d’égratigner le ministre des Affaires étrangères, soutenant : « En matière de leçon de dignité, vraiment Monsieur Niang doit se dispenser de donner des leçons. D’autant que lui-même de part sa personne, il offre à notre jeunesse un exemple à ne pas suivre en matière de dignité. Moi, je lui conseillerais d’aller répondre à la Centif (Centre de traitement des informations financières) qui l’interpelle sur certaines choses».
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