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ONACOM-B : « Il faut que les autorités protègent les commerçants »

L’Organisation nationale des commerçants du Burkina (ONACOM-B), section de l’arrondissement de Bogodogo, a initié le 15 novembre 2011 une séance de paiement de taxes et autres impôts à Ouagadougou. Il s’agit pour eux , à travers cet acte, de faire montre de leur « bonne volonté » et de réclamer aux autorités de remplir leur part de contrat en étant plus regardant pour ce qui concerne la réglementation dans le commerce.

Les commerçants de l’arrondissement de Bogodogo, de leur propre chef, ont décidé de se réunir pour se sensibiliser sur le bien-fondé du paiement des impôts et autres taxes. Mais ils ne se sont pas contentés de simples paroles. Ils ont traduit cela en actes et ce pour la deuxième fois, en faisant venir des agents du service des impôts pour régler tout ou partie de ce que les uns et les autres doivent au fisc. C’était le 15 novembre 2011 à Ouagadougou. Cette démarche, à les entendre, traduit leur « bonne volonté » de contribuer utilement au développement du Burkina Faso. Car, comme l’a dit Issouf Bella, vice-président du bureau de la région du Centre de l’ONACOM-B et président de la section de Bogodogo, « le pays vit avec nos contributions. Que ce soit pour les goudrons, les éclairages publics … Si nous ne payons pas, il sera très difficile pour le gouvernement de faire tout ce qu’il fait ». Interrogé, Moussa Dabo, président du bureau de la région du Centre et vice-président national de l’ONACOM-B a embouché la même trompette. Cependant, ces militants de l’ONACOM-B, de par cet acte, entendent mettre le gouvernement à l’épreuve afin qu’il réglemente le secteur du commerce. Au fait, ils ont dénoncé en même temps ce qu’ils ont appelé l’anarchie qui règne dans le commerce au Burkina Faso, qui se décline en une concurrence « déloyale » ». Pour eux, il doit avoir des commerçants, surtout les expatriés, grossistes, des demi-grossistes et détaillants. Les commerçants nationaux, eux, veulent qu’on leur réserve la qualité de détaillants afin qu’ils arrivent non seulement à se prendre en charge, mais aussi à payer les impôts. « Il faut que les autorités protègent les commerçants burkinabè afin qu’ils puissent vendre un peu un peu, sinon on ne pourra pas s’en sortir », dixit Moussa Dabo. Pour Issouf Bella, ce n’est qu’au Burkina qu’il y a cette liberté. Ailleurs, les autorités protègent leurs commerçants. Il précise qu’ils veulent juste qu’on leur réserve une part de marché, qu’il y ait de façon nette des commerçants grossistes, des demi-grossistes et des détaillants afin que tout le monde puisse s’en sortir. Et c’est le gouvernement qui doit prendre des mesures pour cela. Ils disent entreprendre jusque-là une démarche pacifique, mais si besoin est, ils se réuniront en assemblée générale pour décider de la conduite à tenir.

Boureima DEMBELE

Le Pays

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