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Perspectives économiques réjouissantes pour le Burkina en 2010

APA – Oua­ga­dou­gou (Bur­ki­na Faso) L’année 2010 au Bur­ki­na sera une année de ‘’grands défis’’ pour l‘éco­no­mie du pays, avec la fin de l’ac­cord trien­nal avec le FMI (2007-​2010), l’en­trée en ac­ti­vi­té de l‘agence na­tio­nale de la pro­mo­tion des in­ves­tis­se­ments, la ré­forme fis­cale et les op­por­tu­ni­tés d’in­ves­tis­se­ments of­fertes, a ap­pris APA lundi au­près du mi­nis­tère de l’éco­no­mie et des finances.

L’exé­cu­tion du bud­get 2010 sera mar­quée en ma­tière de mo­bi­li­sa­tion de res­sources, par le ren­for­ce­ment de la lutte contre la fraude et la pour­suite de la nou­velle stra­té­gie dite « ap­proche des uni­tés de re­cou­vre­ment ».

Il s’agit de fixer les ob­jec­tifs de mo­bi­li­sa­tion de re­cettes par des uni­tés de re­cou­vre­ment as­sor­tie d’un plan d’ac­tions et de me­sures d’ac­com­pa­gne­ment pour les at­teindre.

En ma­tière de dé­penses, l’in­no­va­tion ma­jeure sera l’al­lè­ge­ment des pro­cé­dures d’exé­cu­tion du bud­get à l’effet d’ap­por­ter plus d’ef­fi­ca­ci­té dans le trai­te­ment des dos­siers avec une meilleure ré­par­ti­tion des res­pon­sa­bi­li­tés.

Un ac­cent par­ti­cu­lier sera mis sur le contrôle a pos­te­rio­ri et les man­que­ments aux dis­po­si­tions rè­gle­men­taires se­ront sé­vè­re­ment sanc­tion­nés.

Le gou­ver­ne­ment bur­ki­na­bé en­vi­sage d’in­ten­si­fier les cam­pagnes d’in­for­ma­tion sur le ci­visme fis­cal, l’exé­cu­tion des dé­penses et la per­cep­tion des re­cettes.

L’année 2010 verra éga­le­ment la conclu­sion d’un nou­vel ac­cord de co­opé­ra­tion avec le Fonds mo­né­taire in­ter­na­tio­nal (FMI), après l’ac­cord trien­nal (2007-​2010), pro­po­sé au titre de la Fa­ci­li­té pour la ré­duc­tion de la pau­vre­té et pour la crois­sance (FRPC).

Les prin­ci­paux axes pour 2010 se­ront la ré­forme de la pro­gram­ma­tion bud­gé­taire, la mise en œuvre de la stra­té­gie glo­bale de ré­forme de la po­li­tique fis­cale qui va consis­té en des pro­po­si­tions dé­taillées de ré­formes re­la­tives à la ra­tio­na­li­sa­tion des exo­né­ra­tions, la ré­forme de la TVA et l’ins­ti­tu­tion de l’impôt sur les so­cié­tés ont été faites avec l’as­sis­tance tech­nique du FMI.

Les me­sures prises l’année der­nière pour aider les mé­nages les plus pauvres face à l’en­ché­ris­se­ment de l’ali­men­ta­tion et de l’éner­gie n’étaient pas assez ci­blées. Avec le concours de do­na­teurs, les au­to­ri­tés sont en train d’ins­tal­ler un sys­tème fonc­tion­nel de trans­ferts mo­né­taires dans les deux plus grandes villes. Elles conti­nuent aussi à pro­mou­voir la pro­duc­tion agri­cole en créant des sys­tèmes d’ir­ri­ga­tion et des in­fra­struc­tures ru­rales.

En 2010, la prio­ri­té est de main­te­nir la dy­na­mique de ré­forme dans un contexte peu por­teur.

Le pro­gramme va pri­vi­lé­gier le re­cours aux po­li­tiques ma­croé­co­no­miques et struc­tu­relles pour gérer les re­tom­bées de la crise fi­nan­cière mon­diale et les ef­fets ré­si­duels des chocs sur les prix de l’ali­men­ta­tion et du pé­trole ; la mise en œuvre de la ré­forme fis­cale ; la pour­suite d’autres ré­formes struc­tu­relles, dont celles qui visent à rendre la fi­lière coton plus ef­fi­ciente et à pro­mou­voir le dé­ve­lop­pe­ment du sec­teur privé.

L’am­bi­tion du gou­ver­ne­ment est de réa­li­ser une crois­sance de plus de 6% et la ré­duc­tion du taux de pau­vre­té à 35% à l’ho­ri­zon 2015.

‘’Seule une crois­sance à deux chiffres est né­ces­saire pour ré­duire sub­stan­tiel­le­ment le chô­mage, ac­com­pa­gnée d’une maî­trise de l’in­fla­tion, la ra­tio­na­li­sa­tion des dé­penses pu­bliques et la sim­pli­fi­ca­tion du sys­tème fis­cal en le ren­dant in­ci­ta­tif’’ , selon le Mi­nistre de l’éco­no­mie et des fi­nances, Lu­cien Marie Noël Bem­bam­ba.

Pour at­ti­rer les in­ves­tis­seurs, les au­to­ri­tés bur­ki­na­bé mettent en avant les op­por­tu­ni­tés d’in­ves­tis­se­ments que le pays s’ap­prête à of­frir, à tra­vers une ky­rielle de pro­grammes éco­no­miques.

Un vaste pro­jet de réa­li­sa­tion d’in­fra­struc­tures éco­no­miques à tra­vers l’amé­na­ge­ment de la Zone d’ac­ti­vi­tés com­mer­ciales et ad­mi­nis­tra­tives (ZACA) sur une su­per­fi­cie de 46 hec­tares et pour un coût de 50,4 mil­lions d’euros.

Le pro­lon­ge­ment de la Zone d’ac­ti­vi­tés di­verses (ZAD) avec l’amé­na­ge­ment de 200 par­celles via­bi­li­sées pour y im­plan­ter des PME/PMI in­té­res­sées, no­tam­ment dans le do­maine de la trans­for­ma­tion.

Les grands pro­jets d’in­ter­con­nexion fer­ro­viaire : Kaya-​Tam­bao et Oua­ga­dou­gou-​Ku­mas­si (Ghana), les pro­jets d’élec­tri­fi­ca­tion de zones ru­rales pour près de 40,5 mil­lions d’euros, la construc­tion d’un nou­vel aé­ro­port in­ter­na­tio­nal de Oua­ga­dou­gou pour 175 mil­lions d’euros, ont été an­non­cés

Source : afriqueavenir.org

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