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Mois de ramadan 2011 : La flambée du prix du sucre

Ouagadougou, 01 Août 2011, les fidèles musulmans du Burkina entament leur premier jour de jeûne du mois saint « d’Aïd-el-fitr » ou mois de ramadan.

Pour le consommateur Burkinabè le ramadan a toujours été synonyme de flambée des prix des produits de grande consommation au rang desquels le sucre semble avoir atteint des records pour cette année 2011.

Un tour sur les différents marchés de la ville de Ouagadougou nous a permis de constater qu’à l’heure actuelle le kilogramme du sucre en carreaux de la SN-SOSUCO étiqueté CASCADE se négocierait entre 1000 et 1200 fcfa tandis que le sucre en poudre s’achète à 650 ou 700 fcfa le kilogramme pour ce qui concerne les boutiques et commerces.
PRix_du_du_sucre_dans_les_quartiers_de_Ouaga_au_1er_aout_2011.jpg
Une telle augmentation s’expliquerait selon les principaux grossistes de la capitale par le fait que la tonne de sucre s’achèterait aujourd’hui à plus de 820.000 fcfa au lieu de 750.000 fcfa bien avant le ramadan. Toujours selon les grossistes, le sucre blanc demeure la seule variété disponible, le sucre roux étant exporté vers d’autres destinations en dehors du Burkina.
Les grandes surfaces et alimentations pour leur part demeurent pour l’instant les plus accessibles en matière de coût pour le consommateur moyen avec des prix variant entre 900 et 950 fcfa le kilogramme de sucre. Face à ce renchérissement fulgurant, l’on est à se demander si les récentes mesures règlementaires du gouvernement visant à fixer et à contrôler le coût des denrées de première nécessité sont effectives ?

Pour l’heure, le consommateur ne sait plus ou donner de la tête tant et si bien que la surenchère commence malheureusement à gagner d’autres produits de grande consommation comme le riz, l’huile et les fruits et légumes du panier de la ménagère.
Une confusion totale qui est sans contexte révélatrice de l’inefficacité ou même de l’absence (selon certains groupements de consommateurs) d’une politique directrice de régulation et de maîtrise des prix sur nos marchés. Par ailleurs, pour la Ligue des consommateurs du Burkina, le spectre de la « vie chère » survole toujours le Burkina Faso, et ce n’est pas de si tôt que les « dieux » du sucre vont revenir à de meilleurs sentiments ou du moins à de meilleurs prix, devrait-on dire ! En attendant peut-être devrait-on vivre le jeûne au sel.
Une alternative qui ne semble pas du tout inquiéter la SN-SOSUCO n’a pas vraiment communiqué sur la question de la flambée du prix du sucre, si ce n’est souhaiter un bon ramadan au fidèles musulmans à grand renfort de spots télé.
Le consommateur Burkinabè et plus précisément la communauté musulmane supporte difficilement cette hausse dans un contexte de monopole dans lequel toute revendication s’avèrerait infructueuse.

NDRL

Le 3 août dernier, le gouvernement burkinabè a décidé de fixer le kilogramme de sucre en morceaux à 800 FCFA. Des autorisations d’importation de près de 50.000 tonnes ont été délivrées pour assurer un approvisionnement régulier du marché. La tonne sera de 750.000 fcfa à SODISUCRE, de 765.000 fcfa chez le grossiste, de 770.000 fcfa chez le demi-grossiste et de 800.000 fcfa chez le détaillant, 800 fcfa le kilogramme de sucre au lieu de 1050 ou 1100 fcfa.

Robert Sawadogo pour Burkinapmepmi.com,

robert@burkinapmepmi.com

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