La Maison de l’entreprise du Burkina Faso a abrité la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du rapport sur le respect des normes et codes de comptabilité et audit, le 1er juin 2010 dernier. Cet atelier organisé conjointement par le gouvernement du Burkina et la Banque mondiale avait pour objectif de présenter certains développements récents au plan international en matière d’amélioration de l’information financière et de la pratique comptable dans le secteur privé, et aussi de permettre un échange de vues sur un plan d’action en vue de la mise en oeuvre des recommandations du code de comptabilité et audit du Burkina.
Dans les contextes de crises financières internationales, de vulnérabilité des systèmes financiers nationaux et internationaux et de prise de conscience de l’importance du respect d’un système de normes et codes pour préserver la stabilité et le bon fonctionnement des systèmes financiers, les responsables de la Banque mondiale et des institutions économiques et financières burkinabè et des experts comptables se sont réunis en atelier le mardi 1er juin 2010.
Ils ont, lors de cet atelier, fait l’analyse comparative des normes et pratiques nationales de comptabilité et d’audit financier dans les secteurs privés et parapublics, par rapport aux normes internationales. Ces spécialistes de l’économie ont fait également l’évaluation du degré d’application effective par les entreprises. Cela, en vue de renforcer les pratiques comptables et d’audit pour une amélioration de la qualité et de la fiabilité de l’information financière. La tenue de cet atelier vise également à appuyer les efforts du gouvernement pour encourager la transparence financière au niveau des entreprises et soutenir les pratiques de bonne gouvernance. Le directeur général de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso, Issaka Kargougou, a salué la tenue de cet atelier et a reconnu qu’il n’a « nul besoin d’insister sur l’importance de la comptabilité pour une entreprise moderne, car, dit-il, elle en est la colonne vertébrale et la boussole ». Issaka Kargougou a reconnu également que la gouvernance d’entreprise dans les pays africains a mal à ses pratiques comptables. C’est pourquoi, selon lui, il convient de féliciter et de saluer la Banque mondiale pour ses initiatives croisées en la matière qui visent l’excellence et la compétitivité des entreprises burkinabè.
Le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Karim Traoré, a indiqué que ce présent rapport est une importante contribution. Selon le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, les défis que l’étude révèle aux autorités burkinabè sont importants. Ces défis concernent notamment le fonctionnement des organes de normalisation comptable et d’audit ; de fiabilité ainsi que de transparence de l’information financière et de la formation initiale et continue. Sur ce dernier volet, Karim Traoré a noté que le Burkina peut se réjouir des actions déjà engagées pour la certification de ses instituts de formation.
Philippe Kayodé AKANGBE
Source : lepays.bf




