Le cerveau des faux attentats contre la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) est soit inconscient de la gravité de son acte, soit il joue à brouiller les pistes.
Comme le révélait L’As, il a confirmé aux enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic) qu’il était à l’origine des appels aux « faux attentats » qui visaient la Bceao, sur une période de soixante-douze heures. Mais lorsque les enquêteurs lui ont demandé la raison pour laquelle il agissait ainsi, cet huissier chargé de l’accueil et de la réception a fourni une incroyable explication aux policiers : « C’était juste pour m’amuser ». Et malgré l’insistance des limiers, il n’a pas varié dans ses déclarations. Il faut dire que la Dic, même si elle a abattu un travail remarquable dans cette affaire, n’avait pas tout le temps nécessaire pour « mariner » le dossier et tirer les vers du nez du mis en cause principal.
Ce, en raison de la garde-à-vue étalée sur presque une semaine, du premier interpellé, lui aussi un huissier.
Comme nous l’indiquions, vendredi dernier ils avaient été tous déférés au parquet de Dakar. En faveur d’un retour de parquet, les trois mis en cause avaient été encore présentés au ministère public, lundi dernier. L’affaire devrait aller devant un juge d’instruction, même si des sources autorisées affirment que les charges qui pèsent sur les deux complices présumés de Bocar Kane ne sont pas très lourdes. Alors que Kane persiste à dire qu’il s’amusait, les enquêteurs croient savoir que ce dernier n’est que le bras armé d’un complot qui vise directement le management du gouverneur de la Bceao. Avant ces faux appels à la bombe, deux mystérieux incendies s’étaient déclarés dans les locaux de la banque sans que les causes ne puissent être, jusqu’à ce jour, déterminées.
Cheikh Mbacké GUISSE
Source :senego.com




