Ouagadougou abrite du 11 au 22 octobre 2010, un atelier régional sur le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la délinquance financière. Un cours spécialisé scindé en quatre modules sera dispensé aux participants venus d’Afrique centrale et de l’Ouest.
La communauté internationale s’active à verrouiller les sources de financement du terrorisme et à lutter efficacement contre la délinquance financière et le blanchiment d’argent. C’est dans cette logique que s’inscrit l’atelier de Ouagadougou auquel participe une quarantaine de cadres des administrations financières et des banques des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Un cours spécialisé sera dispensé aux participants. Il porte sur le thème : « lutte contre la délinquance financière, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ». Cette session de formation a été organisée par le volet « formation en gestion macroéconomique » du projet BCEAO/BEAC de renforcement des capacités en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Au sortir de l’atelier, les participants devront être mieux outillés pour mener convenablement le combat. Permettre aux apprenants de se familiariser avec les aspects essentiels de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, tel est l’un des objectifs poursuivis à travers l’initiation de la formation. Ce séminaire vise également à faciliter l’appropriation des instruments juridiques par les participants afin de favoriser leur mise en œuvre efficiente.
Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme constituent selon le représentant par intérim du directeur national de la BCEAO pour le Burkina Faso, Monlour Da, des menaces pour la sécurité des Etats. En outre, fait-il remarquer, ils compromettent la stabilité, la transparence et l’efficacité du système financier international. Les participants prospecteront les méthodes et les principaux circuits de blanchiment et de financement du terrorisme sans perdre de vue les instruments juridiques en la matière.
Ils feront aussi connaissance des dispositifs nationaux et les législations communautaires qui réglementent ces domaines. Un module sur le rôle et les méthodes du contrôle bancaire dans la lutte contre le blanchiment d’argent est également au programme. Monsieur Da a exhorté les participants à être assidus aux travaux en vue de tirer le maximum de profit de la formation. Des formateurs aguerris assurent la transmission des connaissances.
Ouamtinga Michel ILBOUDO
Source : sidwaya.bf




