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Lutte contre la fraude et la contrefaçon : Des forces d’application de la loi se forment à la traque

Le 14 novembre 2011 à Ouagadougou s’est ouvert un séminaire de formation sur la lutte contre la contrefaçon et la piraterie des œuvres artistiques et littéraires. Les participants sont des acteurs d’application de la loi, venus de quelques pays de la sous-région et du Burkina Faso. L’objectif est d’outiller au maximum les acteurs de la lutte sur les méfaits et de prendre la mesure du phénomène en Afrique de l’Ouest pour mieux le traquer. L’ouverture du séminaire a été présidée par le conseiller technique aux affaires extérieures du MATDS, Parguime Sambaré.

La prolifération des produits artistiques et littéraires contrefaits ou piratés constitue un réel danger pour les économies nationales en ce qu’elle tue véritablement les initiatives de production artistique littéraire. Telle est la conviction d’Interpol et des forces de sécurité du Bénin, du Nigeria, du Togo et de la Côte d’Ivoire. Pour l’occasion, elles se sont réunies à Ouagadougou le 14 novembre 2011 afin de réfléchir sur ladite problématique. La cérémonie d’ouverture du séminaire a été présidée par le contrôleur général de Police, conseiller technique aux affaires extérieures du ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité (MATDS). Avant l’ouverture officielle du séminaire, le permanent BCN-Interpol du Burkina Faso, D. Thierry Tuina, a souhaité la bienvenue aux différents participants tout en émettant le voeu cher que la rencontre puisse permettre de renforcer la lutte contre le fléau de la fraude et de la contrefaçon. Quant à la représentante d’Interpol international, Françoise Dorcier, elle a fait le point des actions menées par l’organisation de police internationale. Pour elle, la formation joue un rôle important dans le processus de la lutte contre la piraterie des oeuvres artistiques et littéraires. Elle a précisé que Interpol voudrait se positionner comme un catalyseur des différentes actions, d’où l’organisation des séminaires du genre. Les forces en charge de l’application de la loi doivent être outillées afin d’accompagner les politiques nationales, a-t-il poursuivi. Le caractère transnational de la fraude et de la contrefaçon impose que les formations soient également de caractère international. Il faut également impliquer le secteur privé dans la lutte, lui qui est la principale victime de la fraude, d’où la présence à ce séminaire d’entreprises nationales. Françoise Dorcier de l’OICP a terminé en fondant l’espoir que la persistance des efforts devra avoir raison du fléau. Le conseiller aux affaires extérieures du MADTS, le contrôleur général de police Parguime Sambaré, en s’adressant aux participant, a dit toute sa joie de voir leurs capacités se renforcer et d’approfondir les expériences au regard de la multiplicité des pays participants. Il a ajouté que la contrefaçon ou la piraterie des oeuvres artistiques et littéraires interpelle tous les acteurs sur la violation des droits de propriété littéraire et artistique. Il s’est par ailleurs persuadé que la rencontre de Ouagadougou déterminera davantage les acteurs de la lutte dans les méthodes de lutte afin de réduire considérablement l’ampleur du phénomène.

Aimé NABALOUM

Le Pays

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