L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) a entamé le 27 février 2012 et ce pour 48 heures, un atelier de validation du document de politique nationale de lutte contre la corruption. Cet atelier qui regroupe des partenaires techniques et financiers, des acteurs de la société civile, des parlementaires, l’administration publique, marque la fin d’un processus entamé depuis 2010. L’ouverture de l’atelier a été présidée par le contrôleur général d’Etat, Henri Bruno Bessin.
Nombreux sont les acteurs qui ont fait de la lutte contre la corruption, leur cheval de bataille. Elle constitue pour eux une préoccupation de plus en plus pressante. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le phénomène a un poids sérieux sur la démocratie. C’est conscientes de cela que les autorités burkinabè ont voulu se doter de la politique nationale de lutte contre la corruption. Depuis 2006, la politique nationale existe puis en 2010, elle est entre les mains des acteurs impliqués dans la lutte. L’atelier des 27 et 28 février 2012 vise une relecture du document comme l’a souligné le contrôleur général d’Etat, une remise à niveau tout en adjoignant un plan d’actions. Au Burkina Faso, les manifestions de la corruption sont essentiellement les pots de vin, les rackets, les détournements de deniers publics, l’enrichissement illicite, l’absentéisme dans les postes de travail et l’utilisation abusive des biens publics tels que les véhicules, l’électricité, l’eau et le téléphone. Elle se manifeste partout, aussi bien dans le public que dans le privé, a indiqué le contrôleur général d’Etat. Selon Henri Bruno Bessin, la corruption « qu’elle soit grande ou petite, bruyante ou silencieuse, active ou passive, des études ont montré qu’elle est néfaste pour tout progrès ». Le fléau doit être combattu selon des bases bien définies et les participants à l’atelier devront s’y atteler. Sur le plan de la saisine par exemple, le contrôleur général d’Etat a expliqué qu’il s’agit d’envisager une facilitation de la saisine. En 2006, par exemple, obligation était faite de passer par le Premier ministre pour saisir la justice, une disposition qui est tombée dans la caducité depuis la création de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) en 2007 a expliqué Henri Bruno Bessin. Le projet de documents a fait l’objet d’apports de l’administration publique, des organisations de la société civile, du secteur privé ainsi que des partenaires techniques et financiers. Lesdits apports sont sans doute une occasion et constituent une opportunité d’enrichir le document de la politique nationale de lutte contre la corruption et le plan d’actions de celui-ci.
Aimé NABALOUM
Le Pays




