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Licenciements à 2IE : L’Ambassade de France va-t-elle enfin réagir ?

L’inspection du travail de Ouagadougou doit certainement chercher la voie à suivre pour amener la Fondation 2IE à répondre à ses convocations. Rien ne semble inquiéter la Fondation, il faudrait pourtant que les autorités judiciaires burkinabè et l’Ambassade de France se penche quelque peu sur le comportement du Directeur général de la Fondation, un comportement qui ne fait pas honneur au corps diplomatique dont il relève.

L’Inspection du travail à vraiment du pain sur la planche avec les plaintes pour licenciements abusifs qu’elle doit trancher. Plaintes contre la Fondation 2IE. Le mercredi 21 avril dernier, elle entendait l’avocat de la Fondation, Maître Mamadou Sagnon et les plaignants du jour, Denis Mougeot et Bernard Taccineri. Si pour le premier les débats n’avaient pas abouti à une conciliation, pour le second, les deux parties étaient parvenues à un accord de conciliation. Après tout, une nouvelle rencontre entre les différentes parties est fixée à la date du 28 avril pour la signature des différents accords et là, point de 2IE. Nous ne faisions pas si bien de dire depuis le début de nos publications sur 2IE que la Fondation, à travers son Directeur Général se moquait de l’Inspection du travail.

La donne aujourd’hui est de savoir comment faire plier le tout puissant Directeur Général. Si l’Inspection du travail n’y peut apparemment rien, l’Ambassade de France elle pourtant, pourrait y faire quelque chose. Paul Giniès s’est toujours prévalu de son statut de diplomate pour ne jamais se présenter aux différentes convocations à lui adressées. L’Ambassade de France devrait en toute logique pouvoir l’entendre et le faire plier. Il nous revient de plus que le comportement de Paul Giniès irrite de plus en plus au sein de certaines chancelleries. Si tant est que le problème est dérangeant, l’Ambassade de France rendrait un grand service à la Fondation 2IE, qui mérite une meilleure image, en se penchant de près sur le mode de fonctionnement de Paul Giniès.

Sans être de grands spécailistes des prérogatives d’un diplomate, nous trouvons, comme le pense l’auteur de la lettre ouverte publiée la semaine dernière, étrange que Paul Giniès se retrouve président des hommes d’affaires franco-burkinabè. Aux côtés de l’Ambassade de France, l’Etat burkinabè se doit de jeter un regard sur le fonctionnement et la gestion des carrières des agents de la Fondation. On ne pourrait pas comprendre, que l’Etat burkinabè s’engage à contracter un crédit de plusieurs milliards auprès de la BAD et de la Banque mondiale au profit de la Fondation et laisser la chienlit s’y installer.

Maître Géneviève Ouédraogo a-t-elle lâché ses clients ?

Kokou Denyigba et Byll Cataria risquent de se retrouver sans avocate. Il nous revient de plus en plus que leur avocate, Maître Géneviève Ouédraogo serait tentée de ne plus assurer leur défense. Ce serait en tout cas un grand coup porté au moral des licenciés, eux qui ont déjà du mal à voir le juge Kalifa Bagué signer l’assignation du non-lieu prononcé lors de leur audition. Maître Géneviève n’a, pour sa part, pas dérogé à la règle de ne jamais donner de suite à nos tentatives de contacts, si bien que nous restons dubitatifs quant à la manière dont elle entend conduire ce dossier jusqu’à son terme. Maintenant, s’il est vrai qu’elle souhaite vraiment se dessaisir du dossier, elle aura choisi le mauvais moment pour le faire. Elle nous avait pourtant promis de tout faire pour boucler le dossier dans un délai d’un mois, et nous étions au 24 mars dernier. Un mois et demi plus tard, rien n’est fait et pis, elle souhaiterait se dessaisir du dossier. Affirmer que nous n’y comprenons rien serait une lapalissade mais, il y a de quoi le faire. Il faut dire que lors de l’audition, le 02 juin 2009, de Dieudonné Afangnon, le juge n’avait déjà plus rien à reprocher aux sieurs Cataria et Denyigba. Les choses se confirmeront encore plus lors de leur audition le 22 juin de la même année. La dernière audition du 05 février 2010 n’ayant rien changé, nous ne comprenons pas, ou comprenons difficilement pourquoi les choses trainent autant au niveau de la justice. Nous savons maintenant que les dossiers des témoins pour l’enquête de moralité devant boucler la procédure ont été depuis bien longtemps transmis au juge par l’avocate des licenciés. Le statut de diplomate de Giniès est -il pour quelque chose dans la lenteur que connaît le traitement du dossier ? En attendant que Maître Géneviève Ouédraogo nous confirme ses intentions dans le dossier Byll Cataria-Kokou Denyigba, nous pensons que l’Ambassade de France doit sortir de son silence et prendre les choses à son compte.

Clovis FERRAND

Source : independant.bf

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