Le système de propriété intellectuelle permet notamment aux entreprises africaines de rentabiliser les investissements occasionnés par la recherche-développement et à toute la société de tirer profit des avantages multiples offerts par les résultats de la recherche, a indiqué Colonel Ahmed Mohamed, le ministre nigérien par intérim en charge du Commerce, à l’occasion de la célébration ce lundi de la journée africaine de la Technologie et de la protection intellectuelle.
Selon lui, ce système renforce la compétitivité des entreprises en leur permettant de gagner des parts de marchés dans le commerce international tout en encourageant la créativité et l’activité inventive qui favorise les transferts de technologies.
La propriété intellectuelle, a-t-on expliqué, détermine la place des nations dans le commerce mondial, les pays qui occupent une position de leadership technologique détenant également les parts de marchés les plus importantes tandis que les produits de base ne constituent qu’une valeur marginale dans le contexte économique actuel.
« Il suffit de voir la prédominance des produits manufacturés dans les échanges internationaux. C’est grâce à l’intégration judicieuse de la propriété intellectuelle dans les politiques de développement de pays, qui partageaient naguère avec l’Afrique les mêmes difficultés économiques, ont pu décoller ces dernières années et défier les nations anciennement développées sur plusieurs segments du marché mondial », a dit le ministre Ahmed.
Ces pays dits émergents, a-t-il précisé, constituent des « exemples concrets et une leçon vivante sur la manière de se défaire du sous développement. L’Afrique a très tôt perçu la place de la science et de la technologie dans la lutte contre le sous développement ».
Les Etats africains ont crée le 13 septembre 1962 l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) en vue de voir la propriété intellectuelle accélérer la restructuration de leur économie et favoriser le passage du modèle basé sur l’exportation de matières premières brutes vers celui de leur transformation locales en y apportant ainsi une valeur ajoutée importante, rappelle-t-on.
En revanche, souligne Colonel Ahmed, plusieurs décennies après, « le constat général révèle un faible taux d’industrialisation et une part marginale du continent dans le commerce mondial ».
La journée africaine de la propriété intellectuelle a été instituée en 1999 par l’Union africaine pour rappeler aux décideurs et à l’opinion publique africaine le défi majeur auquel le continent doit faire face à savoir rejoindre les autres nations ayant jeté les bases technologiques d’un développement durable, explique-t-on.
Source : Afriqueavenir.org




