Grâce à un appui de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les pays de l’UEMOA résorbent leurs déficits publics. Selon la note trimestrielle de conjoncture dans l’UEMOA, « sur la base des données disponibles, l’exécution des opérations financières des États au cours du premier trimestre 2010 a été marquée par une atténuation des déficits publics en relation avec la mise en œuvre, sous l’appui de la Banque Centrale, des programmes de résorption des arriérés de paiement notés au cours de l’année 2009 ».
En effet, poursuit le document, « l’octroi par la BCEAO de 450 milliards de FCFA adossés à l’allocation générale de DTS (Ndrl : Droits de tirages spéciaux) du FMI du 28 août 2009, a permis aux États d’assainir leurs finances publiques en mettant l’accent sur un meilleur recouvrement des recettes fiscales et une gestion prudente et maîtrisée des dépenses courantes et d’investissement axées autour de celles dites prioritaires ». A cela, s’ajoute le fait que « les États de l’Union ont reçu des dons relativement importants des partenaires au développement, en soutien aux programmes économiques exécutés ».
Toujours sur la base des données disponibles, « les transactions extérieures des pays de l’UEMOA se sont soldées au premier trimestre 2010 par un déficit global de 47,8 milliards, en net repli par rapport à l’excédent de 683,7 milliards enregistré au dernier trimestre 2009 ». Ce recul est le reflet, « d’une part, des évolutions saisonnières généralement marquées par une amélioration du solde des échanges extérieurs au dernier trimestre, du fait de l’accélération de la commercialisation de certains produits comme le cacao, et une mobilisation accrue ».
D’autre part, « il est lié au renchérissement des produits de base importés, ainsi qu’à l’accroissement des besoins en biens d’équipement induits par les projets d’investissement en cours dans certains pays avec un impact négatif sur le solde commercial ». La note précise toutefois que ces « données analysées ne tiennent pas compte du Burkina, pour lequel les comptes extérieurs n’ont pas été produits».
Source : Réussir business.com




