Ce fait divers remonte à 2008 mais l’information mérite d’être largement diffusée car ces pratiques sont restées courantes.
De nos jours, certaines entreprises, voir certains sites web publient des avis de recrutement dans le seul but de faire de la publicité à l’entreprise qui est citée comme recruteur ou d’augmenter l’audience du site web qui publie l’information.
Burkinapmepmi.com appelle les demandeurs d’emplois à plus de prudence et de vigilance, surtout pour les documents envoyés par courriel.
La police de Fada a interpellé un individu, accusé de fausse identité et d’escroquerie, pour avoir arnaqué la population à travers un concours qui n’existe pas.
Moussa Daouda né en 1984, probablement de père béninois et de mère nigérienne, se présentait souvent comme journaliste au moment où il est venu à Fado pour recevoir des dossiers de recrutement d’un concours au compte de la région. Il recevait de chaque chômeur candidat, la somme de 5000 francs CFA pendant le dépôt de ce concours, qui après les enquêtes, n’existe pas.
Moussa Daouda Alias Sidi A Souley, a persisté dans sa déposition qu’il est à Fada dans le cadre du recrutement. Il présente même des contacts qu’il a établis au « niveau central ».
Après vérification, la police s’est rendue à l’évidence que les différents numéros de contacts de Moussa sont ceux des télécentres de Ouagadougou et de Fada. Le responsable de l’organisme chargé du recrutement n’est autre personne que lui-même.
Lors de la perquisition dans une cour où il avait élu temporairement domicile dans la périphérie de Fada, la police a découvert 40 cachets en sa possession. Moussa Daouda utiliserait ces cachets pour tromper les gens.
Il avait également un chèque ECOBANK Mali et la somme de 71 500 francs CFA qu’il a pu récupérer auprès des candidats au fameux concours lancé sur la voie des ondes.
Jusqu’à son interpellation la police n’a jamais réussi à établir la vraie identité de cet individu qui s’appelle tantôt Moussa Daouda, tantôt Sidi A Souley. Il ne possède aucune pièce d’Etat civil sur lui.
Après la découverte de la supercherie, la police a lancé un communiqué interpellant les populations à plus de vigilance et à dénoncer tout comportement d’individus suspects. La police appelle également à la collaboration des populations, seul gage pour endiguer le phénomène du banditisme et de l’insécurité.
Toutes les démarches selon ses propos ont été entreprises depuis le niveau central. Des contacts ont même été établis. Commence alors le traditionnel ballet de dépôt de candidatures chez le sieur Moussa Daouda dont la résidence et les numéros de contact restent suspicieux.
Moussa Daouda croupit actuellement à la maison d’arrêt et de correction de Fada (MACF).
Source : AIB.bf/régionaux




