Google a lancé son premier incubateur de start-ups africaines. Basé en Afrique du Sud, il a pour ambition de devenir la prochaine Silicon Valley du continent. La firme californienne compte faire du continent son prochain cyber eldorado, et mise sur le long-terme.
La structure mise en place, en collaboration avec la Silicon Cape Initiative et le Bandwidth Barn, prend ses quartiers au Cap, en Afrique du Sud. Ce projet, baptisé Umbono, a pour objectif de renforcer l’écosystème Internet en Afrique explique Google.
Google lance son incubateur de start-up africaines
En zoulou Umbono signifie « idée » ou « vision ». Ce projet pilote traduit le fort intérêt de Google de soutenir l’innovation technologique en Afrique. Concrètement, le programme Umbono aidera les équipes des start-up sélectionnées, toutes spécialisées dans le Web ou l’Internet mobile, à transformer leurs idées en sociétés.
Cinq start-up seront sélectionnées par session. Les projets seront choisis par un jury composé de business angels et de responsables de Google. Pour cette première session les candidatures doivent être déposées directement sur le site d’Umbono. Date limite de dépôt des dossiers, le 15 avril 2011. En pratique et pendant six mois, les équipes bénéficieront gracieusement de bureaux et d’accès internet, en plus des 25 à 50 000 dollars US de fonds.
Les équipes des start-up bénéficieront non seulement des connexions locales, mais aussi du vaste réseau de tutorat des experts Google, qui sont à même de prodiguer des conseils sur des questions allant de la conception et de la commercialisation d’un produit à la constitution juridique d’une société et sa valorisation. Si le projet Umbono est concluant, Google n’exclue pas d’ouvrir des structures similaires dans d’autres pays africain.
Google réajuste sa politique africaine
Selon Google, «S’il y a peu d’Africains sur le Net, c’est notamment parce qu’il y a encore peu de contenus conçus pour et par les Africains». C’est à partir de ce constat simple mais lucide que la firme californienne a élaboré sa nouvelle stratégie d’implantation sur le continent.
Google se positionne pour conquérir un marché vierge et ignoré par les autres géants de la Silicon Valley californienne. Une approche qui ambitionne de faire reculer la pauvreté et de contribuer au développement économique de l’Afrique grâce à Internet et à l’innovation technologique.
Après s’être retiré de Chine, un marché qui compte 340 millions d’internautes, Google s’attaque à l’Afrique en ciblant les 500 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles, qui sont les futurs internautes.
Les start-up africaines ont le vent en poupe
Le deuxième plus grand continent du monde, commence donc à voir émerger des pépinières de start-up novatrices. Sur le continent africain, les start-ups sont essentielles pour créer de la richesse, de l’emploi et de la croissance.
L’objectif ultime est de transformer l’économie africaine de sorte qu’elle devienne aussi une économie de la connaissance, et plus seulement une économie fondée sur les ressources minérales et autres ressources primaires.
En effet la particularité du marché africain est la proposition de produits innovants répondants à la spécificité des territoires et des clients. Plusieurs grandes villes à travers le continent sont en lice pour le titre de Silicon Valley de l’Afrique, d’autant que la situation de la bande passante s’améliore lentement mais sûrement, et que l’innovation mobile continue d’aller de l’avant.
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