Avant de vous lancer vérifiez que votre contrat de mariage protège votre conjoint et sachez garder du temps libre avec votre famille.
Marié depuis quatre ans, père de deux enfants, Laurent Denize d’Estrées a divorcé. « Je venais de créer ma première boîte, je travaillais de 6 h 30 à 21 heures, avec trois ou quatre dîners d’affaires par semaine. Ma femme n’en pouvait plus. » Lors des deux premières années de la création, tout se cumule : baisse du niveau de vie, absence du conjoint, confusion entre domicile et travail si celui-ci travaille chez lui.
Les parades
– Le bon statut pour le conjoint.
« Ma femme m’aidait un peu dans l’entreprise, sans aucun statut ni rémunération. Elle ne se sentait pas reconnue… c’est l’une des causes de notre séparation », dit Laurent Denize d’Estrées. Aujourd’hui, dans sa nouvelle structure baptisée Agence 14 Septembre, son ex-épouse a le statut de conjoint associée, est gérante de plein droit et salariée.
– « Nourrir » le lien familial.
« Je me suis assuré du soutien de ma famille », souligne Stéphane Renard, de Tronic’s Microsystems. Savoir « débrancher » est crucial. Thierry Conquet et Martine Cazes consacrent tous leurs week-ends à leurs trois enfants.
– Le bon contrat de mariage.
Avant que les galères ne vous tombent dessus, anticipez. Votre contrat de mariage est–il adapté ? « La plupart des créateurs optent pour la séparation de biens. Assortir ce régime d’une participation aux acquêts est souvent préférable, estime Bruno Pays. Les engagements de chacun resteront limités mais, en cas de décès d’un époux, la protection du survivant sera mieux assurée. » Cependant : en cas de divorce, les actifs professionnels risquent de devoir être vendus pour attribuer au conjoint sa créance de participation. Le truc pour corriger cet inconvénient ? La mise en place d’une participation aux acquêts sur mesure. Contactez votre notaire sur ces questions.
Par Isabelle Henebelle
L’Entreprise




