Le projet de budget 2010 du Burkina Faso est estimé à 886,7 milliards de FCFA, a appris APA mercredi auprès du ministère de l’économie et des finances.
Ce projet de budget intègre les effets consécutifs liés aux inondations survenus le 1er septembre dernier et à la crise financière et économique, selon la même source.
Le budget 2010 est arrêté en ressources à la somme de 886,7 milliards de francs CFA et en dépenses à 1144, 606 milliards de francs CFA.
Il ressort un besoin de financement de 257, 883 milliards de francs CFA qui sera en partie couvert par des appuis budgétaires de 182,746 milliards de francs CFA et un emprunt obligataire de 43 milliards de francs CFA.
Le reliquat de 32,137 milliards de francs CFA fera l’objet de recherche de financement auprès des partenaires techniques et financiers.
Pour le gouvernement burkinabé, la priorité est de maintenir la dynamique de réforme dans un contexte peu porteur.
Le programme privilégie le recours aux politiques macroéconomiques et structurelles pour gérer les retombées de la crise financière mondiale et les effets résiduels des chocs sur les prix de l’alimentation et du pétrole.
Le programme insiste aussi sur la mise en œuvre de la réforme fiscale; l’élargissement du secteur financier et le développement de ses circuits; la poursuite d’autres réformes structurelles, dont celles qui visent à rendre la filière coton plus efficiente et à promouvoir le développement du secteur privé.
Le budget fait la part belle aux dépenses sociales de réduction de la pauvreté qui couvrent les secteurs de la santé ; la solidarité nationale ; la promotion de la femme ; le travail et sécurité sociale ; l’emploi et jeunesse; l’agriculture, l’hydraulique et les ressources halieutiques; les ressources animales.
L’exécution de ce projet de budget s’il venait à être adopté sera ‘’un moyen d’accélérer la croissance économique, l’approfondissement de la lutte contre la pauvreté, la promotion de l’emploi, notamment des jeunes et des femmes, le renforcement de la sécurité, de la bonne gouvernance, de la démocratie et de la paix sociale’’.
Source : afriqueavenir.org




