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L’affaire BIB connaît une réaction

L’article faisant état d’une restructuration à la BIB-UBA a connu une réaction de la part de messieurs Barthélemy Diarra et Francis Zongo. Nous vous en publions in extenso.

Suite à l’article paru en page 6 de votre quotidien n°6622 du 02/03/2010 faisant état d’une restructuration à la BIB-UBA, il nous a été donné de constater que vous faites état du licenciement de 67 agents bancaires et de 34 autres agents non bancaires, tous qualifiés de « non performants ». Nous tenons par la présente, à user de notre droit de réponse pour restituer les choses dans leur contexte :

1) Le motif que vous évoquez serait la non qualification (« petits diplômes ») de ces agents.

Toutes choses qui ne correspondent pas à la réalité des faits, puisque ce groupe comprend aussi bien des employés que des cadres moyens et supérieurs diplômés ayant eu à faire leurs preuves au sein de la banque à tous les niveaux, y compris au sein des projets liés aux mutations successives de la banque, montrant ainsi leurs capacités d’adaptation à l’évolution actuelle et nécessaire du monde des affaires.

2) Vous faites état de statistiques relatives à l’ensemble du personnel de la banque et non relatives au groupe des agents dont la banque veut se séparer ou externaliser, ce qui aurait été plus logique.

3) On n’attend pas des agents d’appui ou d’un employé d’avoir un niveau d’études supérieur pour bien exécuter sa tâche. Du reste, si au moment du recrutement, le niveau demandé par la banque était le BEPC, y a-t-il lieu aujourd’hui de s’en prendre aux agents concernés ?

4) Quant à la « non performance » et/ou la non probité dont vous clamez, les fiches de notations périodiques et successives des agents sur plusieurs années ne sont-elles pas les meilleurs indicateurs d’appréciations ?

5) Dans l’exercice de ses fonctions, M. Jérémie Nion que nous connaissons bien dans le domaine du sport, a sans doute écouté une seule partie. Il ne s’est pas donné la peine d’entendre la version des délégués syndicaux et des délégués du personnel de la banque.

6) Le personnel paie aujourd’hui en raison de la situation de la banque que vous présentez (au conditionnel) sous le seul angle de la rentabilité. Or cette situation recouvre en réalité beaucoup d’autres aspects tout aussi importants et pas forcément flatteurs, liés à la gestion de l’institution et qui expliquent cette décision de la banque. Recevez, Monsieur le Directeur de publication, l’expression de nos salutations respectueuses.


Note de la rédaction de Sidwaya

Nous prenons acte de votre réaction. Notre constat est qu’en général, on préfère s’en prendre au sol où l’on a chuté qu’à la pierre d’achoppement. Nous avons levé le lièvre.

Nous restons convaincu toutefois que ce n’est pas en adoptant la politique de l’autruche qui enfouit sa tête dans le sable pour ne pas voir le danger qui fera évoluer les choses. Enfin, nous au moins nous n’allons pas oublier de vous dire merci pour la leçon de journalisme !

Source : sidwaya.bf

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