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Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou : Un rendez-vous appelé à grandir

Le Burkina Faso a organisé, du 26 février au 7 mars 2010, sur le site du SIAO, sa première foire multisectorielle Au dernier jour de cette Foire, exposants et visiteurs se réjouissent de son initiation.

Samedi 6 mars 2010, il est 17 h sur le site du SIAO et les différents pavillons où sont érigés les stands d’exposition grouillent de monde. De quoi donner le sourire aux exposants après des jours de maigres affluences. « Enfin ! », a lâché Mme Akessoussi du Bénin, le visage rayonnant, voyant son stand bondé de visiteurs. La voix presqu’enrouée, elle s’efforce d’expliquer à un public attentif, les vertus de ses produits naturo-thérapetiques et cosmétiques : huiles de carotte, de choux, d’avocat…. sans oublier « solo », la pommade magique qui soigne tout.

« Les affaires ont plus ou moins marché. Nous ne regrettons pas notre déplacement . Nous avons fait des recettes juste pour nous permettre de repartir chez nous », a avoué Mme Akessoussi, tout en discutant avec un client. Pour elle, sa participation à cette 1re édition de la FIMO, vise particulièrement, à se faire connaître.

Elle est appuyée par Harouna Tiendrébéogo, représentant la société Ganga du Burkina Faso, un centre de tissage-couture. « Les clients viennent, regardent et prennent des contacts. C’est ce que tout exposant attend », a-t-il affirmé. Le parrain de la FIMO 2010 étant l’ambassadeur de la république de Chine/Taïwan, plusieurs opérateurs économiques taïwanais ont exposé une gamme variée de produits : des jouets, des produits électroniques, des pièces détachées, des accessoires de véhicules automobiles, etc.

May Chang, spécialisée dans la vente de véhicules et de lubrifiants, huile de frein, apprécie la FIMO : « C’est un honneur pour nous de participer à la foire, même si au début, l’affluence n’a pas été à la hauteur de nos attentes. Mais aujourd’hui (6 mars), ça va ». Parlant de recettes réalisées durant les 10 jours d’exposition, la Taïwanaise estime qu’elle n’est pas forcément venue vendre à Ouagadougou.

Ce sont plutôt, selon elle, les contacts pour les futures affaires qui l’intéressent. En ce qui concerne la foire, May Chang indique que plusieurs choses doivent être améliorer, surtout la disposition des stands.

Peut mieux faire

« Pour une foire multisectorielle, il faut exposer ensemble les produits qui se ressemblent. On ne peut pas mettre dans le même pavillon, du matériel informatique et des oignons ou des pagnes », affirme-t-elle, sans occulter les fréquentes coupures d’électricité et le manque de connexion à Internet.

Mme Dianka/Ze Fatima du Burkina Faso œuvrant dans les pagnes tissés et le beurre de karité, suggère de revoir les prix des stands. « Pour une 1re édition, payer un stand non climatisé de 10m2 à 250 000 F CFA, ce n’est pas évident qu’on puisse rentabiliser », déplore Mme Dianka, protestant aussi contre le prix d’entrée pour l’accès au site par les visiteurs. Qu’à cela ne tienne, reconnaissent les exposants, les organisateurs de la foire ont des circonstances atténuantes, car la FIMO n’est qu’à sa 1re édition.

« Réussir déjà à l’organiser, mérite des applaudissements pour les organisateurs. Tout début est difficile », a souligné la Taïwanaise May Chang. Les visiteurs ne sont pas aussi en reste. Selon Lazare Zoungrana, il a été émerveillé par les produits exposés. « ’Nous sommes riches sur le plan culturel, artisanal et agricole.

La FIMO doit être un événement aussi important que le SIAO », a-t-il affirmé. Tout compte fait, exposants et visiteurs de cette 1re édition de la foire commerciale souhaitent son institutionnalisation dans les années à venir avec, bien sûr, des améliorations sur le plan organisationnel.

Sié Simplice HIEN

Source : sidwaya.bf

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