Signé le 14 septembre au siège de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) à Lomé, l’accord cadre de coopération vise une meilleure harmonisation d’actions pour ces trois institutions de financement spécialisées dont la Boad, institution financière de l’Uemoa, est actionnaire. Les domaines concernés sont sensibles et concernent la mobilisation de ressources pour le financement d’opérations spécifiques en faveur des entreprises ou des Etats, la conduite de mission conjointe d’identification des opérations, le conseil financier dans la recherche d’entreprise à financer, l’échange d’information et de documents pertinents et, entre autres, l’échange d’expériences et de ressources humaines.
En fait, il s’agit d’une «feuille-de-route » marquant le point de départ d’une coopération qui positionnera, à terme, les institutions concernées comme un véritable levier de financement pour la satisfaction des besoins de nombreuses entreprises de la sous-région. Gaspard Ouédraogo, président du Conseil d’administration de la Société ouest-africaine de gestion d’actifs (SOAGA), explique que cet accord devra tracer dans le paysage institutionnel financier régional un sillon plus profond qui aura à jouer un rôle structurant pour le marché financier ouest-africain. Démarche de « bonne augure », a estimé Abdoulaye Bio-Tchané, président de la Boad , qui parle de « concordance de vue de trois importants acteurs du marché financier sous-régional » ayant fait le constat de pouvoir être plus efficaces en étant ensemble.
C’est un presque-mariage à trois pour la SOAGA, au capital social de 500 millions Cfa, qui traite de la gestion d’instruments financiers, de la prestation de services connexe à la gestion de portefeuille d’instruments financiers et de la prise de participation dans toute société de gestion de portefeuille, toute entreprise d’investissement et tout établissement de crédit. Le Fonds de garantie des investissements privés en Afrique de l’Ouest (Fonds GARI), au capital de 12,5 milliards Cfa, se préoccupe de facilitation de l’accès des entreprises privées installées dans la Cedeao aux financements à moyen et long terme par l’octroi de garanties pour les opérations de levée de ressources sur les marchés financier et monétaire ou sous forme de partage de risque avec les établissements de crédit. Par contre, CAURIS Management, au capital de 33 millions Cfa mais ayant sous sa gestion quelques 55 milliards Cfa, est une société de gestion de fonds de capital investissement intervenant en fonds propres dans les PME /PMI.
Par Olivier Tovor,
Source : Les Afriques.com




