Vous êtes de la délégation guinéenne, comment vous présentez vous ?
Je suis madame Diallo Hadja Touré, styliste guinéenne et directrice générale de l’entreprise Leadership des Articles de bureau et spécialiste en cuir. Durant le SIAO vous pouvez me contacter à Ouaga au +226.78.002.363. Après le SIAO je retourne en Guinée et je resterai joignable au +224.60.358.356 ; +224.66.330.607 ; +224.68.128.462 ou +224.65.454.655
Depuis la Guinée comment avez vous préparer ce salon ?
Je suis à ma 5ème édition du SIAO et j’ai su me préparer cette fois-ci. Je prends soin de surtout bien réussir mon arrivée car tout se joue à partir de là. J’expose des habits pour femmes et hommes en pagne indigo, des tableaux, des chaussures et des accessoires de décoration.
Quelle satisfaction tirez vous de votre participation au SIAO ?
Participer au SIAO, première vitrine de l’artisanat africain est une assez bonne chose, car le SIAO permet de vendre mon pays et le faire découvrir à travers de produits que j’expose, surtout en tant que spécialiste du page indigo.
La vente n’est pas nécessairement le premier objectif recherché mais plutôt se faire des partenaires et remplir son carnet d’adresse.
Certains artisans nous disent que l’artisanat ne nourrit pas son Homme à cause de la concurrence de l’Europe et de l’Asie. Êtes vous de cet avis ?
C’est vraiment très difficile que l’artisanat puisse nourrir son homme, car c’est un travail fastidieux et il est très difficile de le faire sortir, le vendre. Il est aussi difficile de faire face à la concurrence, mais ce que nous encourage c’est qu’il y a des gens qui connaissent et reconnaissent notre savoir faire. C’est-à-dire la qualité de nos produits, quoi qu’il en soit les gens sont obligés de revenir vers nous. L’artisanat africain aura donc de beaux jours.
Il faut aussi que les artisans fréquentent davantage et participent aux différentes expositions, comme le SITHO, SNC à Bobo et bien sûr le SIAO.
Ce sont des portes ouvertes pour promouvoir l’artisanat et la culture africaine.
Artisanat, jeunesse et emploi, est-ce possible de créer de l’emploi dans ce secteur ?
Le thème de cette 12ème édition est d’actualité. Car nous artisans, nous devons aider les jeunes à s’intéresser et à participer à l’art de nos différents pays, les former. Ce projet de formation des jeunes à l’artisanat me tient particulièrement à cœur. J’espère avoir l’appui nécessaire un jour pour mettre cela en place. 
Avez vous un message pour les visiteurs et pour les organisateurs ?
Pour moi l’organisation de cette année est très difficile, car nos visiteurs/clients se plaignent énormément du coût élevé des tickets d’entrés, l’accès est très difficile. Je voudrais aussi souligner en particulier le coût élevé des stands dans les pavillons climatisés, ce qui fait qu’il y a des stands vides.
Néanmoins, je félicite les organisateurs pour le travail abattu pour organiser cette édition.
Pour les visiteurs, il ne reste que 3 jours alors je les invite à venir massivement découvrir et acheter les produits guinéens !
Votre mot de la fin ?
Nos remercions Burkinapmepmi, de nous avoir permis à nous exprimer à travers son site web, car la communication est très importante dans notre métier. Dire aussi à nos visiteurs de venir massivement, car les prix sont intéressants. 
Par Agnela N. S,
Burkinapmepmi.com




