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ITIE-BF : Le Burkina Faso proche de la conformité

Une rencontre d’échanges s’est tenue à Ouagadougou le 18 avril 2011 entre le validateur Hugues Rénaux, consultant international indépendant, accrédité par le Secrétariat international de l’ITIE, et les membres des comités de supervision et de pilotage de l’ITIE-BF. Cette concertation a eu pour mission l’évaluation des efforts du Burkina en matière de mise en oeuvre de l’ITIE, suivant les règles et principes de cette initiative.

Dans la logique de l’exécution d’une série d’activités ayant pour objectif l’accession du Burkina Faso au statut de « pays conforme » à l’Initiative pour la transparence des industries extractives (l’ITIE) d’ici le 14 mai 2011 au plus tard, le Burkina Faso a sollicité l’expertise d’un validateur. C’est à ce titre que Hugues Rénaux a été recruté pour évaluer les efforts consentis par notre pays en matière de mise en oeuvre de l’ITIE suivant les règles et principes de l’initiative. Cet expert, arrivé dans notre capitale depuis le 11 avril dernier, a, dès le lendemain, commencé son évaluation. Ainsi il a confié qu’à ce jour, il a pu faire une trentaine d’entretien avec l’ensemble des intervenants (sociétés minières, société civile et l’Etat burkinabè). Le validateur a souligné que la mise en oeuvre du processus de validation comporte quatre phases. Il s’agit de l’analyse des documents disponibles, de l’entretien avec l’ensemble des parties prenantes, de la rédaction du rapport du validateur et enfin un rapport provisoire qui sera établi avec le pays concerné avant le document final. Pour Hugues Rénaux, cette présente rencontre avec les membres des comités de supervision et de pilotage de l’ITIE-BF est le dernier point de la deuxième phase du processus et a pour objectif d’expliquer le diagnostic de la situation et d’échanger avec eux sur cette question. « Dans un souci de transparence, je ne peux pas divulguer mon diagnostic de la situation du Burkina à l’heure actuelle », a confié le validateur ; tout en précisant que notre pays est sur la bonne voie de conformité de l’ITIE. Il fonde son argument sur la publication des données des revenus fournies par les sociétés extractives et avec la volonté politique affichée des autorités de faire de notre pays un « pays conforme ». Par conformité à l’ITIE, on entend l’observation d’une bonne gouvernance dans le secteur des industries extractives par le pays concerné et que ce pays exploite ses ressources naturelles et gère les revenus qui y sont issus en toute transparence. Pour être déclaré « pays conforme », le Burkina Faso devra remplir 18 conditions préalablement établies par la grille de validation de l’ITIE. Le validateur a, au cours de cette rencontre, fait le point de la mise en oeuvre des 18 critères par le Burkina Faso et estime qu’il a fait des progrès considérables mais il reste beaucoup à faire. Pour lui, le scénario le plus probable est une prolongation de six mois conformément à la demande qui a été faite par le Burkina Faso.

Ambéternifa Crépin SOMDA et Germaine KERE

Lepays

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