Le commissaire de l’Union européenne, Andris Piebalgs, a effectué une visite sur le site de la future centrale solaire de Zagtouli, le 25 novembre 2011. L’objectif était de voir à quel stade le projet en est. Il a de fait inviter la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et ses techniciens à l’entame des travaux.
Elle est située à Zagtouli à proximité du poste 225 kV de l’arrivée de l’interconnexion Bobo-Ouaga, côté Est. Elle, c’est la future centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli. Estimé à un coût budgétaire de 63 millions d’euros sur une superficie de 35 hectares environ, le projet de cette centrale solaire aura une capacité productible de 32,8 Gwh par an. Une partie du coût des travaux sera financée par l’Union européenne sous forme de subvention à hauteur de 25 millions (25 000 000) d’euros. C’est pour constater de visu l’état du projet que le commissaire au développement de l’Union européenne, Andris Piebalgs, a effectué une visite sur le site de la future centrale solaire de Zagtouli. Celui-ci, compte tenu du rapport définitif de l’étude de faisabilité livré et de la disponibilité du Dossier d’appel d’offres (DAO), a invité à un démarrage immédiat des travaux de réalisation. Andris Piebalgs a également rassuré la société de son accompagnement sans faille au projet.
Avec du soleil à revendre, c’est faire oeuvre utile que d’en profiter
Pour lui, ce projet viendra soulager un tant soit peu la population qui n’a que trop souffert, surtout en période de chaleur. Or, c’est précisément à cette période que « le Burkina a du soleil à revendre. Ce serait donc oeuvre utile que d’en profiter ». Cette centrale, à terme, permettra d’accroître la capacité d’offre de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) en énergie électrique, a renchéri le chef du projet, Clément Zongo. Ce qui implique l’accessibilité de l’électricité à un plus grand nombre de ménages. Dans la présentation technique de la future centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli, le chef de projet a souligné que le projet a été identifié en août 2010 comme pièce maîtresse d’un programme de promotion de l’énergie solaire par le ministère des Mines, des Carrières et de l’Energie et l’Union européenne. Sa taille, a-t-il précisé, est de 22 MW de puissance électrique nominale avec une configuration indicative de 40 unités génératrices de 500 kW chacune. En outre, poursuit-il, cette configuration est composée de 2 400 panneaux solaires soit au total 96 000 panneaux représentant 48,73% du coût de l’investissement.
Un Burkina plus éclairé d’ici à 2013 si tout va bien !
A la demande du commissaire sur la date à laquelle ce projet sera réalisé, Clément Zongo a répondu que « si tout va bien, en fin 2013, tout sera fin prêt ». Une partie de l’obscurité pourra ainsi faire place à la lumière grâce à ce projet. Le secrétaire général représentant le ministre des Mines, des Carrières et de l’Energie ainsi que le directeur de l’Agence française de développement, Patrice Tranchant et la délégation européenne ont été témoins de la rigueur de ce délai donné. Mais il est à noter que cette centrale solaire sera en interdépendance avec la réalisation des ouvrages de l’interconnexion Bobo-Ouaga dans le prolongement de l’interconnexion avec la Côte d’Ivoire, Ferké-Bobo. Ce dernier projet a été réalisé de juin 2007 à décembre 2009 avec pour chef de projet, Nazounou Yé. Ce qui engendre quatre avantages que Nazounou Yé a relevé. D’abord, cette interconnexion est appréciable au regard de la demande de pointe actuelle qui est de l’ordre de 150 MZ pour les centres de consommation de Ouaga et de Bobo-Dioulasso. Ensuite, un moindre impact sur l’environnement et enfin la possibilité d’électrifier des localités le long de la ligne sans oublier la réduction de la subvention de l’Etat sur les achats de combustibles des centrales thermiques.
Germaine KERE
Le Pays




