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Formation des jeunes à l’emploi : Le PFE et le FAIJ mis en cohérence

Le ministère de la Jeunesse, de la formation professionnelle et de l’emploi (MJFPE) a mis en place le fonds d’appui aux initiatives des jeunes en mars 2007 avec pour ambitions de réduire la pauvreté, le chômage, le sous-emploi des jeunes tant en milieu urbain que rural. Avec la création de ce fonds par le président du Faso, c’est une épine de la problématique de l’emploi qui est soustraite. A ce fonds, s’est ajouté, le programme de formation en emploi de 5000 jeunes en entrepreneuriat (PFE). Selon le directeur du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes (FAIJ), et coordonnateur du PFE, Désiré Parfait Ouédraogo, la création du PFE est une mise en cohérence dudit programme avec le FAIJ.

La problématique de l’emploi et de la formation professionnelle est prise à bras-le-corps par les autorités burkinabè qui ont mis tout en oeuvre pour doter la jeunesse de compétences requises en vue de leur permettre d’acquérir des emplois. La campagne 2011, du programme de formation de 5000 jeunes en entrepreneuriat, lancée au début du mois d’octobre sera l’occasion de donner une fois de plus la chance à de nombreux jeunes de renforcer leurs capacités. Pour l’édition 2010, la liste a commencé à être publiée. Ce retard est dû à un certain nombre de contraintes dont la crise sociopolitique qu’a connu le pays. Selon Désiré Parfait Ouédraogo, directeur du FAIJ et coordonnateur du PFE, la création du fonds par les premières autorités répondait à l’époque aux besoins de la jeunesse exprimés lors d’un forum national des jeunes. En plus du fait que les jeunes souhaitaient avoir un ministère en tant plein, ils avaient aussi émis le voeu de pouvoir bénéficier d’un fonds de financement qui tienne compte de leur spécificité, a confié Désiré Parfait Ouédraogo. Cette catégorie ne pouvant pas entrer dans les conditions requises pour bénéficier de financement dans le système classique, a souligné Parfait Désiré Ouédraogo, c’est la raison pour laquelle, le FAIJ a été créé en mars 2007. Dans sa forme classique, le fonds finance les initiatives des jeunes et assure leur insertion professionnelle, a tenu à souligner le directeur du FAIJ. Selon lui, non seulement, le Fonds permet d’accroître le nombre d’emplois mais aussi entre dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.

« Une solidarité de génération »

Tenant compte des expériences de financement des projets au Burkina et du risque de doter les jeunes de sommes d’argent dont ils ne sauront pas faire grand chose, les premiers responsables du fonds ont initié, ce qu’il convient d’appeler, le programme de renforcement des capacités. A en croire Désiré Parfait Ouédraogo, le Programme de formation de 5000 jeunes en entrepreneuriat vise surtout à doter les jeunes prétendants au fonds FAIJ de capacités en création d’un projet. Le directeur explique qu’il s’agit « d’accroître les capacités des jeunes sans emploi à la créativité et à l’esprit d’entreprise pour promouvoir l’auto-emploi. » Le programme, en 2011, tout comme les années précédentes, s’adressera à des jeunes, de 20 à 35 ans avec le niveau minimum de la classe de troisième, avec une idée de projet susceptible d’être financé, précise le coordonnateur du PFE qui ajoute que le programme est « la porte d’entrée au financement FAIJ ». Cela s’explique par le fait que le programme s’articule autour de modules d’initiation et de formation. Quant au contenu de la formation, le coordonnateur du PFE explique qu’elle reste basée sur la pratique. La partie formation munit le jeune de tous les rudiments de la création d’entreprise : la comptabilité, la fiscalité, la part du marché, etc., précise- t-il. Afin de pouvoir assurer la pérennité du fonds, le remboursement est prévu et le directeur Désiré Parfait Ouédraogo estime qu’il s’agit d’une « solidarité de génération. »

Les conditions d’éligibilité et d’octroi du FAIJ

  • être jeune âgé de 15 à 35 ans
  • avoir le niveau minimum de la classe de troisième
  • avoir un projet générateur de revenus et créateur d’emplois
  • être de bonne moralité
  • suivre avec succès la formation des 5000 jeunes en entrepreneuriat
  • accepter que le fonds assure le suivi de l’activité de l’entreprise
  • La durée du contrat ne saurait excéder trois ans et le délais maximal de différé de six mois
  • Taux d’intérêt de 2 à 4%
  • 2% pour les personnes handicapées
  • 3,5% pour les filles
  • 4% pour les garçons

Source : doc FAIJ-PFE

Aimé NABALOUM

Le pays

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