Sidwaya (S.) : Les taux d’intérêt des banques de la zone, jugés trop élevés n’exacerbent-ils pas les effets de la crise financière ?
El-Hadji Abdou Sakho (E.H.A.S.) : Les taux d’intérêt des banques posent problème. Depuis la survenue de la crise, les politiques monétaires des principales banques centrales ont été assouplies. Il ne faut pas oublier que dans la zone, la manipulation des principaux taux directeurs n’a aucune influence sur le niveau du crédit, ni sur le niveau de l’investissement, ni sur le coût. La structure bancaire de nos économies ne permet pas encore à la politique monétaire de jouer réellement son rôle, c’est-à-dire, d’avoir un impact sur le secteur réel. C’est également l’une des réformes à laquelle nous devons nous atteler.
Extrait interview réalisé par Sidwaya




