Depuis mi-octobre au Royaume-Uni et début novembre aux Etats-Unis, Microsoft propose à ses utilisateurs d’installer gratuitement son antivirus Security Essentials via le service de mises à jour Microsoft Update. La proposition d’installation du logiciel est optionnelle, et n’apparaît que sur les ordinateurs où Windows ne détecte pas d’antivirus. Ces garde-fous n’ont pas empêché plusieurs éditeurs d’antivirus, comme Trend Micro, de crier à la pratique anticoncurrentielle.
« Utiliser Windows Update pour distribuer des applications logicielles pose question, notamment au niveau de la concurrence déloyale. Windows Update est de facto une extension de Windows, donc voir des logiciels distribués via des updates nous inquiète. Windows Update ne laisse pas le choix aux utilisateurs, et nous pensons que ce service ne doit pas être utilisé de cette manière », affirme Trend Micro.
Microsoft se défend en expliquant que l’installation de Security Essentials est proposée par Microsoft Update, et non Windows Update, le service de mise à jour automatique du système, qui permet notamment de corriger les failles de sécurité. « C’est un téléchargement optionnel que les utilisateurs de PC sans antivirus peuvent choisir d’installer, explique Jeff Smith, directeur marketing de Security Essentials. Ce n’est qu’une option parmi d’autres que nous offrons à nos clients pour sécuriser leur matériel. » Mais les deux services étant mixés sous Windows Vista et Windows 7, les utilisateurs risquent de prendre cette recommandation pour une mise à jour critique obligatoire, argue la concurrence.
Panda Security, un autre éditeur d’antivirus, a affirmé que cette pratique « finirait devant la justice, surtout en Europe », bien que Panda n’envisage pas pour l’heure de porter plainte.
Le Monde.fr




