APA – Lagos (Nigeria) Les ministres chargés de l’Energie de quatre pays d’Afrique de l’Ouest ont pris la résolution de faire en sorte l’électricité ne soit pas un luxe mais plutôt un produit de base accessible et disponible.
Les ministres ont pris cet engagement lors de la réunion mardi à Abuja, de la Commission mixte d’exécution du projet de la centrale thermique Maria Gleta de 450 mégawatts au Bénin.
Cette commission est composée de représentants des ministères de l’Energie et d’experts du Nigeria, du Ghana, du Bénin et du Togo.
Selon le ministre nigérian de l’électricité, M. Olarenwaju Babalola, la commission devrait constituer la plateforme pour la conceptualisation du projet pour chacun des pays membres, afin de permettre à chacun de faire face à ses besoins énergétiques spécifiques.
“La principale raison des pénuries d’électricité dans la sous-région est le manque de financements adéquats et de volonté politique ».
“Mais les pays membres sont déterminés à relever les défis dans le secteur, en identifiant une source et un investisseur indépendant pour les divers projets”, a expliqué le ministre.
M. Babalola a ajouté que la commission allait analyser et adopter le projet de résolution concernant la centrale thermique et toutes les infrastructures de transmission nécessaires.
Il a ajouté que l’adoption de cette résolution serait un jalon essentiel pour la réalisation du Pool énergétique de l’Afrique de l’Ouest (WAPP) et le Plan d’urgence sous-régional pour la fourniture et la sécurité de l’électricité (EPSSP).
“Le Secrétariat du WAPP à Cotonou au Bénin, avait soumis les documents de ce plan d’urgence (EPSSP) à l’appréciation des ministres de l’Energie de la CEDEAO qui l’avaient adoptés le 16 novembre 2007 et transmis le dossier aux chefs d’Etat de cette Communauté”, a précisé M. Babalola.
M. Celestine Talaki, le Commissaire chargé des infrastructures à la Commission de la CEDEAO a fait savoir que le projet allait résoudre le problème et améliorer la stabilité des réseaux de distribution entre les différents pays membres.
M. Talaki a évoqué d’autres projets tout aussi importants à construire, notamment la centrale thermique de 400 mégawatts à Aboadze (Ghana) et celle d’une capacité de 150 mégawatts au Sénégal.
“Je félicite les experts des pays membres et le Secrétariat du WAPP pour leur rôle dans l’application des programmes de la Communauté », a affirmé M. Talaki, soulignant que « la commission mixte servira de cadre pour la réalisation des deux autres projets urgents de centrales au Ghana et au Sénégal”.
Source : afriqueavenir.org




