lundi, octobre 5, 2026
Google search engine
AccueilActualitéCybersécurité au Burkina : Vers l’élaboration d’un plan national ambitieux, complet et...

Cybersécurité au Burkina : Vers l’élaboration d’un plan national ambitieux, complet et efficace

L’Autorité de régulation des communications électroniques (ARCE) a commandité en août 2010 une étude sur la cybersécurité au Burkina. La restitution de cette investigation, dont le but était de faire l’état des lieux des infrastructures et textes en la matière, pour ensuite diagnostiquer les problèmes en vue de trouver les solutions à y apporter, a eu lieu le 15 avril 2011 à Ouagadougou lors d’un atelier ouvert par Noël Kaboré, ministre des Postes, des technologies de l’information et de la communication.

Le terrorisme n’a pas qu’un visage physique, il se manifeste, en plus d’autres crimes non moins nuisibles, sur la toile, pourtant devenu un des facteurs déterminants du développement d’un pays. Le Burkina n’étant pas en marge de cette réalité, sa structure en charge de la régulation de son cyberespace ambitionne de doter le pays d’un instrument de veille et de traque. Ainsi, l’Autorité de régulation des communications électroniques (ARCE) a eu recours aux services d’un consultant en vue de mener une étude pour l’élaboration d’un plan national de cybersécurité. Les résultats de cette investigation ont été restitués le 15 avril 2011 à la faveur d’un atelier tenu à l’hôtel Palm Beach à Ouagadougou. L’objectif de ce séminaire est d’avoir un large consensus de tous les acteurs sur cette question sensible qu’est la protection informatique du pays des Hommes intègres. C’est ainsi que Noël Kaboré, ministre des Postes, des Technologies de l’information et de la communication (MPTIC), a invité les séminaristes à « discuter des bonnes pratiques, des structures administratives et des normes connexes en ce qui concerne les aspects techniques, administratifs et financiers de la création d’équipes nationales, régionales et internationales ayant des responsabilités en matière de veille, d’alerte et d’intervention en cas d’incidents ».

Il faut une législation nationale adaptée

L’étude dont les conclusions ont été examinées par le parterre de spécialistes des techniques de l’information et de la communication a concerné des secteurs vitaux comme les communications, les transports, les finances, l’énergie, l’eau. Elle a, en d’autres termes, porté sur l’ensemble des systèmes informatiques et de télécommunications interconnectés qui servent de centres névralgiques au cyberespace. S’appuyant sur le programme mondial de cybersécurité mis en place par l’Union internationale des télécommunications (UIT), la démarche de l’ARCE vise la sécurisation des infrastructures critiques et un partenariat public-privé incluant les sociétés et les organisations non gouvernementales. Le projet de plan de cybersécurité élaboré avec l’appui de l’UIT poursuit trois principaux objectifs. Il recherche la réduction de la vulnérabilité du cyberespace, la gestion des incidents et le renforcement de la culture de cybersécurité. Aussi, pour le ministre, « pour prévenir, détecter et réprimer la cybercriminalité et l’utilisation délictueuse des réseaux de communications électroniques, il faut une législation nationale adaptée, ainsi qu’une coordination juridiques et des mesures exécutoires sur le plan international ». Il s’avère donc nécessaire d’actualiser les dispositions, les procédures et les grands principes du droit pénal en matière de cyberincidents et de lutte contre la cybercriminalité.

Juste PATOIN

Lepays

RELATED ARTICLES
- Advertisment -
Google search engine

Most Popular