Le jeudi 17 décembre 2009, la Banque mondiale, en collaboration avec la Direction générale des impôts (DGI), la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF), la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et l’Ordre des experts comptables et comptables agréés (ONECCA), a organisé un atelier de formation sous le thème : “Etudes sur les normes et pratiques en matière de comptabilité et d’audit au sein du secteur privé”.
Cet atelier qui entre dans le cadre du programme d’études sur les normes et codes dans le domaine de la comptabilité et de l’audit, connu sous son acronyme anglais, ROSCC AA (Report on the observance of standards and codes accounting and audiling) se tient dans un contexte de crise financière. Toute chose qui témoigne de la nécessité “de renforcer la régulation du système bancaire et financier international et d’améliorer les normes comptables et d’audit des entreprises”, comme l’a dit le conseiller technique du ministère de l’Economie et des Finances, par ailleurs représentant du secrétaire général, parrain de la cérémonie.
En effet, au lendemain des crises financières des années 90, des dispositions avaient été prises en vue d’en empêcher de nouvelles, ou tout au moins, d’en minimiser les conséquences. Mais, les récentes crises ont montré les limites de ces dispositions et interpellé les acteurs de la finance à une mise en place de normes qui puissent favoriser une plus grande transparence, et une discipline à même d’identifier et de corriger à temps les faiblesses qui engendrent la vulnérabilité économique et financière, à en croire le conseiller technique du ministère de l’Economie et des Finances.
C’est dans cette perspective que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont mis sur pied le Programme d’études sur les normes et codes dans le domaine de la comptabilité et de l’audit (ROSC AA). Déjà, soixante-dix pays, dont le Sénégal pour la zone UEMOA en ont bénéficié.
Maintenant, c’est au tour du Burkina Faso de s’inscrire sur la liste. Et ce, “en raison des progrès du pays dans l’amélioration du climat des affaires, de sa position stratégique régionale (pays hôte de la commission de l’UEMOA qui est l’organe régulateur de la comptabilité et de l’audit dans la sous-région)”, a laissé entendre le représentant de la Banque mondiale, Issa Djibrilla.
Quant au conseiller technique du ministère de l’Economie et des Finances, il justifie cela par “la volonté du gouvernement de faire du développement du secteur privé et de l’amélioration du climat des affaires un pilier essentiel du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, afin d’attirer les investisseurs privés nationaux et étrangers”.
Le ROSC doit alors permettre, selon le président du Conseil d’administration de la Maison de l’entreprise du Burkina Faso, Birahima Nacoulma, un diagnostic des pratiques nationales en matière de comptabilité et d’audit au sein des entreprises et d’assister les autorités dans la mise en œuvre d’actions d’amélioration dans ce domaine.
Ousmane PARE
Source : sidwaya.bf




