Des experts en économie de la sous-région Ouest-africaine se sont réunis à Ouagadougou du 23 au 27 janvier. L’objectif de la rencontre est d’examiner la situation économique et financière de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au 1er semestre 2011. Il ressort que l’activité économique dans l’espace CEDEAO a ralenti en 2011.
Une soixantaine d’experts représentant les Etats membres de la CEDEAO, de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), de l’Agence mondiale de l’Afrique de l’ouest et de la Banque centrale de la région ont pris part à la rencontre de Ouagadougou. Elle se situe dans le cadre du suivi régulier des performances en matière d’harmonisation des cadres des finances publiques et des données statistiques dans les Etats membres. Quatre jours durant, ils ont passé au peigne fin la santé de l’économie de l’espace CEDEAO. Une analyse qui révèle une régression de l’activité économique due à la baisse de la croissance du Nigeria, surtout à la contre performance de la Côte d’Ivoire (-5,8%) selon les experts.
Toujours selon les analystes, le ralentissement de l’économie de la sous-région est atténué par la forte croissance du PIB ghanéen qui est de l’ordre de 13,6%. On note également que le produit intérieur brut (PIB) régional enregistrerait une croissance de 6% contre 6,8% en 2010. Un taux qui reste malgré tout plus élevé que le taux mondial qui est de 4% en 2011. Même si une amélioration du solde globale de la balance des paiements est attendue dans la région, les analyses ont observé une aggravation du déficit budgétaire hors don de certains pays de l’espace.
Au terme de la rencontre, les Comités de Coordination sur le Mécanisme de la Surveillance Multilatérale de la CEDEAO présidé par Lassané KABORE ont formulé des recommandations à l’intention des décideurs. Il s’agit entre autre de la ratification et de la mise en œuvre des protocoles et des conventions de le CEDEAO notamment ceux relatif à la libre circulation des personnes et des biens. La prise des mesures pour le renforcement de la gouvernance macroéconomique et le droit de résidence et d’établissement.
Y. Alain Didier COMPAORE
RTB




