Les travailleurs des boulangeries Wend Konta, réunis au sein de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers du Burkina (FNBPB), observent depuis le samedi 2 juillet 2011 un mot d’ordre de grève de 72 heures pour, affirment-ils protester contre le licenciement «abusif» de 24 de leurs camarades. Selon les grévistes, Rimon Hajjar, président directeur général de la société est allé «contre son engagement de ne sanctionner aucun travailleur participant, au titre des employés, aux négociations entamées en début juin».
Pour le secrétaire général de la Fédération nationale des boulangers et pâtissiers du Burkina (FNBPB), Konomba Traoré, la raison évoquée par la direction c’est que ces agents avaient signé des contrats à durée déterminée. Mais «il faut savoir que ces contrats ont pris fin depuis décembre 2010 et normalement ils devaient être renouvelés et dès lors qu’ils ne l’ont pas été, pour nous, ils se transforment directement en contrat à durée indéterminée, ce qui nous a amené à demander aux travailleurs d’aller en grève», a-t-il argumenté.
Faux, ont rétorqué les responsables des boulangeries Wend Konta qui nient toute intention de licenciement. «Les travailleurs ont signé avec la société, des contrats à durée déterminée qui sont arrivés à expiration et que nous ne sommes pas en mesure de reconduire pour certains, parce que le secteur se porte très mal». Ainsi s’est exprimée la direction des boulangeries Wend Konta, qui a, par ailleurs révélé avoir signifié verbalement aux employés, leur espoir de les reprendre au sein de l’entreprise, «dès que le secteur du pain reprendra un nouveau souffle».
Une assemblée générale organisée ce soir du 4 juillet devrait décider de la conduite à tenir, quant à la poursuite ou non de la grève. En attendant, dans les boulangeries, le service minimum est assuré afin de permettre à la population de se procurer du pain.
Au temps fort de la crise, des négociations ont été menées entre employeur et employés des boulangeries Wend Konta, sous l’égide du ministère de la Fonction publique et de la Réforme, du Travail et de la Sécurité sociale. A ce niveau, 11 des 13 points de revendications des travailleurs ont été satisfaits et l’on croyait la grève du pain définitivement levée.
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