Le Service national pour le développement (SND) qui a pour but essentiel le développement socio-économique du Burkina Faso, a procédé ce lundi 4 juillet 2011, à la levée de sa 55ème promotion, respectivement à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. Des 15 000 jeunes dont l’âge est compris entre 18 et 30 ans présents pour le tirage, seulement 2000 seront appelés.
«Je suis là depuis hier soir, pour un objectif bien précis, tirer un oui afin d’être inscrit au SND, malheureusement je n’ai pas eu de chance». Yacouba Guissou, n’a pas été le seul candidat malchanceux. Mais la chance a souri à d’autres jeunes gens, étudiants, élèves, fonctionnaires ou salariés des établissements privés ou issus du monde rural qui, eux également, ont passé la nuit à la direction générale du SND à Ouagadougou. C’est le cas de Mamounata Sana. «Je viens de tirer un oui», jubilait-elle, son récépissé en main. La semaine prochaine, après les préinscriptions et inscriptions, les «appelés» seront réunis en sessions de formation civique et patriotique et répartis par la suite sur toute l’étendue du territoire nationale, pour une année de service.
Pour Ahmed Zongo, directeur de la mobilisation et de l’administration des appelés, au cours de ces formations, «nous apprenons aux jeunes à être des citoyens modèles et vertueux, lorsqu’ils intégreront le monde du travail». Cette année, des 15 000 candidats, en fonction des places disponibles, ce sont 2000 qui seront appelés, dont 1400 jeunes titulaires du diplôme technique ou en fin de cycle universitaire et 600 autres issus du monde rural ou en échec scolaire. La première catégorie d’appelés est destinée à appuyer tous les secteurs de l’administration de l’Etat. Quand à ceux issus du monde rural, ils seront répartis dans les centres de formation et de production, où ils acquerront des rudiments en formation professionnelle. La présence de la presse à cette levée publique contribue à faire la preuve, selon les responsables du SND, que le recrutement des appelés se fait dans la transparence.
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