Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale (MFPTSS) a organisé un atelier sur l’assurance maladie à Kombissiri le mardi 8 novembre 2011. L’objectif a été d’élaborer une nouvelle feuille de route pour l’accélération du processus de mise en place du système national d’assurance maladie universelle au Burkina Faso.
Au Burkina Faso comme dans plusieurs pays du monde, notamment ceux de l’Afrique de l’Ouest, le paiement direct des soins de santé par les populations elles-mêmes, constitue un obstacle majeur à leur accessibilité aux structures sanitaires. Cela est dû à l’insuffisance des mécanismes de protection sociale à couvrir toutes les couches sociales. Pour pallier cette insuffisance, un atelier sur l’assurance maladie s’est tenu à Kombissiri le 8 novembre dernier. L’objectif est de mettre en place un système national qui sera l’agenda pour l’opérationnalisation du projet « accès équitable de tous les Burkinabè à des soins de santé de qualité ». Cette session de travail a regroupé les acteurs intervenant dans le secteur. Il s’agit des membres du comité de pilotage des études de faisabilité d’un système national d’assurance maladie et des cadres du MFPTSS d’une part et les partenaires sociaux ainsi que les représentants des structures d’appui aux mutuelles de santé et les PTF, d’autre part.
Pour y arriver, osons croire !
L’extension de la protection sociale à toutes les couches sociales de la population constitue la modalité essentielle de la feuille de route adoptée lors du présent atelier de réflexion. Le premier responsable du département, Soungalo Appolinaire Ouattara, a invité tous les acteurs à s’investir pour un système national d’assurance maladie fondée sur la valeur de solidarité nationale. Pour ce faire, dit-il, un mécanisme de mutualisation du risque maladie à l’échelle nationale apparaît aujourd’hui comme un gage de stabilité sociale et de croissance économique. Mais selon le ministre, à quoi bon oeuvrer pour l’atteinte des objectifs si nous n’y croyons pas ? Il faut donc y croire et adhérer pour accompagner l’implication des acteurs participant aux travaux. Saïbou Seynou, secrétaire permanent du comité de pilotage, « l’assurance-maladie constitue une entente formelle aux termes de laquelle les assurés (bénéficiaires) sont protégés des coûts liés à des prestations médicales qui sont couvertes par le régime d’assurance-maladie », d’où la nécessité d’abolir le paiement direct des ménages en mettant en place un système de mutualisation du risque maladie à l’échelle.
Descriptif du système
Une couverture universelle : acteurs du secteur formel, du secteur informel et indigents. Un paquet de soins : socialement faisable et financièrement abordable. Une structure délégatrice : occupant la fonction d’assureur (la Caisse nationale d’assurance- maladie : CNAM) Plusieurs structures délégataires : choisies en fonction de leur spécialité (CARFO, CNSS, mutuelles sociales) Deux régimes : contributif et non contributif.
Source : Processus de mise en place de l’assurance-maladie universelle au Burkina Faso
JULIETTE COMPAORE
« Sans santé, point de développement »
« …Sans santé, point de développement. » Cet atelier qui vise à mettre en place un système national d’assurance-maladie est une décision louable du gouvernement pour permettre à tous les Burkinabè d’accéder aux soins de santé. Cette assurance-maladie est bien une nécessité. Cela permettra à chaque citoyen d’accéder à un paquet de base. Tous devront être répertoriés dans le fichier national pour bénéficier des prestations sanitaires à tous les niveaux. Il s’agit de contribuer dans une caisse nationale avec une contribution supplémentaire des partenaires pour permettre de couvrir l’ensemble des frais pour le système. Ce qui signifie que quand on est affilié, on a droit à une prise en charge. Les réflexions permettront de prendre en compte tous les secteurs et toutes les catégories sociales. Pour ce faire, des stratégies de proximité seront développées surtout pour le secteur informel et en milieu rural. La sensibilisation permettra à tous de comprendre que souscrire à une assurance-maladie, c’est s’assurer une base de protection sociale. »
Germaine KERE
Le Pays




