Le Salon africain de l’automobile et de l’assurance (SAFRAA) ouvrira ses portes à Ouagadougou le 8 mars prochain. C’est l’information donnée par le comité d’organisation le vendredi 17 février 2012 à Ouagadougou, au détour d’une conférence de presse.
C’est une première. Un salon de l’automobile à Ouagadougou. L’évènement aura lieu du 8 au 11 mars 2012 sur le site d’un autre salon, lui, bien connu à travers le monde, celui de l’artisanat, SIAO. Pendant 3 jours, les concessionnaires et consommateurs de produits mécaniques se côtoieront pour l’occasion. Une aubaine pour certains de mieux connaître les engins dont ils sont propriétaires. Les organisateurs de ce salon dénommé Salon africain de l’automobile et de l’assurance SAFRAA 2012 ont déballé le contenu de l’événement le 17 février à Ouagadougou. Il s’est agi pour Achille Dabiré, président du comité d’organisation, de donner des éclairages sur les partenaires de l’événement ; les concessionnaires ayant déjà souscrit ; l’opportunité de cette activité et les perspectives que le salon se fixe. Au moment où la conférence de presse se tenait pour donner de plus amples informations à la presse et au grand public, centre d’intérêt du salon, 3 concessionnaires et 5 marques de véhicules avaient déjà souscrit et assuré de leur présence. Un salon de l’automobile à Ouagadougou, avec le niveau de vie que l’on connaît du Burkinabè, on est tenté de se demander ce que gagne l’usager du véhicule terrestre à moteur. Les organisateurs veulent de cette première, qu’elle crée l’émulation de la réflexion sur ce secteur, en ce sens que de plus en plus les « caisses » intéressent les Burkinabè. Cet intérêt grandissant du Burkinabè pour le véhicule à moteur n’est pas sans risque. En effet, les problèmes environnementaux (pollution) et sécuritaires (insécurité routière) sont légion. Il y a aussi le fait que le public devra prendre connaissance avec le monde de l’auto afin de mieux orienter tout acte allant dans le sens d’y investir. Il y aura donc des échanges d’informations sur l’achat du véhicule. En un mot, il s’agit de la démystification de la voiture. L’association du salon de l’auto à celui des assurances n’est pas fortuite. Au Burkina Faso, le secteur non-vie des assurances est dominé (à 50%) par l’assurance auto-moto. Aussi faut-il noter que près de 30% des propriétaires d’engins à moteur ne sont pas assurés.
La protection de l’environnement
C’est aussi une occasion de sensibilisation et de mobilisation des détenteurs de ces outils afin qu’ils prennent conscience des dangers liés à cet état de fait. Toutes les sociétés d’assurance au Burkina sont associées à la messe, ont laissé entendre les organisateurs. Deux thèmes seront débattus pendant cette foire du véhicule et divers. « Protection de l’environnement » et « Sécurité routière » seront animées avec respectivement le concours du ministère de l’Environnement et du cadre de vie et l’Office national de la sécurité routière (ONASER). Le budget de ce premier salon est estimé à 50 000 000 de francs CFA et l’organisation pense pouvoir, à travers ce cadre, créer un business autour de l’auto au Burkina. La présence d’acteurs du secteur de la Côte d’ivoire, du Mali et du Niger justifie, si besoin en était, l’intérêt que pourrait porter la sous-région au salon. C’est pourquoi le comité d’organisation a estimé que l’activité peut être délocalisée avec sa tenue de façon biennale au Burkina Faso qui en abritera le siège social.
Wilfried BAKOUAN
Le Pays




